Affaire Théo : "Nous sommes face à des gouvernements qui font la politique de l'autruche"

Manifestation contre les violences policières à Nantes, le 11 février 2017.
Manifestation contre les violences policières à Nantes, le 11 février 2017. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

En soutien à Théo, ce jeune homme violemment interpellé début février à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, un rassemblement a lieu samedi après-midi, place de la République à Paris. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, assure sur franceinfo "que tout se passera calmement".

Suite à l'interpellation violente d'un jeune homme de 22 ans à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, un rassemblement "Avec Théo et les autres victimes" est organisé ce samedi 18 février, dans l'après-midi, place de la République à Paris. 

Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a assuré samedi sur franceinfo que la manifestation est "organisée par plusieurs associations qui peuvent créer les conditions que tout se passera calmement"

Des débordement en marge des manifestations

Jusque-là, "des débordements ont eu lieu en marge ou après les rassemblements, explique Dominique Sopo. Mais l'essentiel des personnes venues pour dénoncer des violences policières [n'étaient pas] elles-mêmes dans une attitude de violence, car les revendications ne sont pas entendues quand il y a de la casse."

Les habitants des quartiers populaires sont les premières victimes des débordements. Lorsqu'on prétend lutter contre les violences policières, on ne commence pas par faire le jeu de Marine Le Pen.Dominique Sopo, président de SOS Racismeà franceinfo

Pour Dominique Sopo, ce rassemblement, qui donnera lieu à des prises de parole et non pas à une marche, est nécessaire "car il est important de dire notre indignation et formuler des propositions". Il s'agit de "problèmes qui ne sont pas qu'une collection de faits divers. Ce rassemblement vient du fait que nous n'avons pas eu de réponse à nos propositions et que nous voulons qu'elles soient dans l'espace public. Nous sommes face à des gouvernements qui font la politique de l'autruche, s'indigne le président de SOS racisme. On voit bien que tout le monde est perdant, que tout cela ne mène à rien," conclut-il.

Dominique Sopo : "Les débordements ont eu lieu en marge ou après les rassemblements. L'essentiel des personnes venues pour dénoncer des violences policières."
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