Areva : la syndicaliste agressée aurait tout inventé

(Maxppp)

La syndicaliste CFDT d'Areva, qui affirmait avoir été agressée en décembre 2012, a été placée en garde à vue ce mercredi. Elle est ressortie libre de cette garde à vue, sans mise en examen ni contrôle judiciaire. Selon le Parisien, les gendarmes de Versailles la soupçonnent d'avoir menti.

Le 19 décembre 2012, Maureen
Kearney, secrétaire CFDT du comité de groupe européen d'Areva, dit avoir été
agressée à son domicile. Un mystérieux homme l'aurait bâillonnée et ligotée chez
elle, selon des informations révélées par Libération
.

Mais, selon Le Parisien , elle
aurait tout inventé. D'après le quotidien, elle a été placée en garde à vue mercredi, pour être entendue par la gendarmerie de Versailles dans le cadre d'une
procédure de dénonciation de crime ou délit imaginaire ayant entraîné de vaines
recherches. 

Aucune trace du passage de l'agresseur

Selon son avocat Me Olivier Fontibus, Maureen Kearney est ressortie libre mercredi soir, sans mise en examen ni placement sous contrôle judiciaire. Aucune décision n'a été prise contre elle, affirme son avocat. Les enquêteurs continuent toutefois de s'interroger sur le récit de l'agression, notamment sur le fait que la syndicaliste dit n'avoir pas vu son agresseur, et qu'il n'existe aucune trace du passage d'un agresseur à son domicile.

L'agression présumée avait eu
lieu dans un climat de tensions croissantes entre la direction d'Areva et les
syndicats. C'était notamment au moment d'un accord tripartite confidentiel
signé avec EDF et la Chine. Après la publication des
accusations de la syndicaliste, Areva avait notifié son intention d'attaquer
Libération en diffamation.

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