Alpes-Maritimes : une bagarre générale éclate entre 150 clients d'une boîte de nuit, un policier blessé

Juan-Les-Pins, à Antibes, dans les Alpes-Maritimes.
Juan-Les-Pins, à Antibes, dans les Alpes-Maritimes. (GOOGLE MAPS)

Pour mettre fin à la bagarre générale, il a fallu l'aide de treize policiers, mais aussi des renforts de Cannes et Cagnes, selon France Bleu Azur.

"Il aurait pu y avoir des morts", a déclaré Bruno Bartocetti du syndicat SGP Police en PACA contacté par France Bleu Azur, après une bagarre générale avec 150 clients d'une boîte de nuit à Antibes (Alpes-Maritimes), dans le quartier de Juan-les-Pins, où trois policiers ont été blessés. "Nous sommes dans des violences urbaines, ce n’est pas une simple bagarre", a affirmé le syndicaliste après la bagarre générale qui s'est déroulée, dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 août.

Des grenades lacrymogènes pour disperser les fêtards

La bagarre a débuté à la fin de la nuit, en sortie de soirée, vers 5 heures du matin. Deux groupes d'une quinzaine de fêtards se sont formés et ont commencé à se donner les premiers coups. D'autres se sont joints à la castagne. Un des bagarreurs a frappé un policier et lui a fracturé le tibia. Un CRS a reçu un coup de poing au visage, il a les dents cassées et un autre policier s'est retrouvé avec un genou blessé. Des individus se sont rués sur les policiers.

C’est trop facile de laisser des personnes saoules à la sortie de boîte de nuit s’en prendre aux forces de l’ordre après avoir consommé beaucoup d'alcool.Bruno Bartocetti, syndicat SGP Police en PACA

"On doit punir sévèrement ces personnes-là, inconscientes, a soutenu Bruno Bartocetti. On ne peut pas se retrancher en se disant, il est 5 heures du matin, on est à la sortie d’une boîte et on a bu. Ce n’est pas une circonstance atténuante dans notre société, c’est aggravant. En plus, 150 voire 200 personnes qui peuvent tuer, on doit sévèrement les punir. Nous faisons confiance en cette justice mais elle doit nous rassurer et se donner les moyens de soutenir sa police. C’est important que les gérants de boîtes de nuit puissent faire un peu leur police."

Trois jeunes en garde à vue

Pour mettre fin à la bagarre générale, il a fallu faire venir treize policiers, mais aussi des renforts de Cannes et Cagnes. Les forces de l'ordre ont dû utiliser des grenades lacrymogènes pour disperser les fêtards. Trois clients ont été arrêtés, dont l'auteur des coups sur le policier blessé.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les individus n'avaient aucune raison de se battre. Il s'agit d'une rixe "totalement gratuite" de jeunes voulant "s'amuser". Tous les témoignages concordent pour dire que les deux groupes qui ont donné les premiers coups n'avaient pas de griefs les uns envers les autres. Les trois jeunes sont dimanche toujours en garde à vue. Ils devraient être déférés devant le parquet de Grasse lundi à l'issue de leur garde à vue.

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