Prison de Condé-sur-Sarthe : blocus levé et autorisation de "la fouille par palpation des visiteurs"

Blocage du centre pénitentière à Condé-sur-Sarthe, le 15 mars 2019.
Blocage du centre pénitentière à Condé-sur-Sarthe, le 15 mars 2019. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Les surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe ont voté, ce mercredi, la levée du blocus. Le directeur de l'administration pénitentiaire autorise désormais "la fouille par palpation des visiteurs", mais uniquement pour cet établissement.

Les surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) ont voté, mercredi 20 mars, la levée du blocus, rapporte France Bleu Normandie. Un vote qui intervient 15 jours après l'agression de deux de leurs collègues par un détenu armé d'un couteau en céramique. Les discussions de la veille ont permis d'apprendre que les fouilles par palpation des visiteurs sont désormais autorisées dans ce centre pénitentiaire, et uniquement lui.

Ce mardi, des négociations avaient lieu avec Stéphane Bredin, le directeur de l'administration pénitentiaire. Ce dernier a discuté pendant plus de six heures avec les représentants syndicaux. Un accord a finalement été trouvé sur les conditions de travail, notamment sur les palpations. Sur ce point, Stéphane Bredin a été clair devant les grévistes : "La ministre de la justice a dit oui à la principale revendication. Désormais, au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, et lui seul, la fouille par palpation des visiteurs sera autorisée." Une mesure qui prend effet immédiatement selon le directeur.

La fin du blocage votée

Réunis en assemblée générale, ce mercredi matin, les surveillants ont donc décidé de lever le blocage mais à une condition : se mettre d'accord sur les modalités de mise en oeuvre de cette levée. Emmanuel Guimarès, de Force Ouvrière, joint par France Bleu Normandie, indique que "les surveillants exigent une fouille générale du centre pénitentiaire : cellules, parloir, salle de sport, ateliers, etc. Tout doit être passé au peigne fin et il faut pour cela des renforts et du temps, environ deux jours."

Toujours selon FO, la levée du blocage - et donc la reprise du travail - ne pourraient pas avoir lieu avant le début de la semaine prochaine. Des discussions ont lieu en ce moment entre les syndicats et le directeur de l'établissement.

Levée des blocages aussi à Riom

Après le choix des surveillants penitentiaires de Condé-sur-Sarthe, les gardiens de la prison de Riom dans le Puy-de-Dôme ont aussi annoncé qu'ils arrêtaient  les blocages à l'entrée du centre pénitentiaire, rapporte France Bleu Pays d'Auvergne. Les gardiens de Riom soutenaient leurs collègues de l'Orne depuis deux semaines. Une quinzaine d'entre eux bloquaient encore ce mercredi l'entrée du bâtiment riomois pour protester contre le manque de sécurité au sein des établissements.  

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