DIRECT. Plus aucune prison n'est bloquée, au lendemain de l'agression de deux surveillants à Condé-sur-Sarthe

Des surveillants manifestent devant la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 6 mars 2019. 
Des surveillants manifestent devant la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 6 mars 2019.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Deux surveillants ont été attaqués dans la prison de Condé-sur-Sarthe, mardi, par un détenu suivi pour radicalisation et sa compagne. 

La colère gronde chez les surveillants de prison. Des établissements ont été bloqués, mercredi 6 mars, en soutien aux deux agents pénitentiaires poignardés, la veille, dans la maison centrale de Condé-sur-Sarthe (Orne) par un détenu suivi pour radicalisation et sa compagne. FO-Pénitentiaire – premier syndicat chez les surveillants de prison – et la CGT-Pénitentiaire avaient lancé des appels au blocage pour dénoncer l'insuffisance de moyens humains dans les prisons. Dans plusieurs prisons, les syndicats appellent à nouveau au blocage jeudi matin, c'est par exemple le cas à la prison de la Santé à Paris.

Côté enquête, le dossier a été confié à la section antiterroriste du parquet de Paris. Selon le procureur Rémy Heitz, l'auteur des faits, Michaël Chiolo, a dit "vouloir venger" Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg du 11 décembre 2018. Trois personnes ont été placées en garde à vue.

L'assaillant a été arrêté, mardi soir, après un assaut du Raid. Sa compagne, grièvement touchée, a succombé à ses blessures. Michaël Chiolo a quant à lui été hospitalisé du fait de blessures "sans gravité", selon le parquet de Paris.

 Trois personnes ont été placées en garde à vue, a annoncé le procureur de Paris, mardi soir, sans préciser s'il s'agissait de détenus ou de surveillants. "Il faudra tirer toutes les conséquences de cette attaque terroriste", avait lancé, plus tôt, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, promettant une "inspection" de cette prison ultra-sécurisée.

"Venger Cherif Chekatt". D'après le procureur de Paris, Michaël Chiolo a dit sa volonté de venger l'auteur de l'attentat de Strasbourg de décembre 2018, qu'il avait rencontré en prison par le passé. 

22h40 : "La France ne s'intéresse pas à ses prisons. C'est quelque chose qu'on ne veut pas voir", estime sur franceinfo Patrice Spinosi, administrateur de l’Observatoire international des prisons, après les blocages des maisons d'arrêt en France au lendemain de l'agression à la prison de Condé-sur-Sarthe. "C'est notre regard sur la prison qui est une véritable difficulté pour pouvoir trouver des vraies solutions", estime l'avocat.

21h11 : La compagne de Michaël Chiolo était "une fille naïve", confie à franceinfo l'une de ses amies. La jeune femme est morte dans l'assaut de la police donnée à la suite de l'agression de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe.

19h20 : Edouard Philippe déclare sur BFMTV vouloir "créer des quartiers étanches" pour les détenus radicalisés. Le Premier ministre réagit à l'agression, hier, de deux surveillants au sein de la prison de Condé-sur-Sarthe.

19h15 : "Cette défaillance aurait pu être tragique. Il faut immédiatement essayer de la comprendre et la rectifier."

Le Premier ministre se dit favorable à une fouille systématique des visiteurs de prison.

19h16 : "Il y a eu une défaillance, puisque le terroriste qui a commis cette agression a utilisé un couteau en céramique."

Le Premier ministre Edouard Philippe s'exprime en ce moment sur BFMTV sur l'agression à la prison de Condé-sur-Sarthe.

18h36 : Elle n'était pas fichée S, ni connue pour radicalisation. Pourtant, les premiers éléments de l'enquête semblent démontrer que la compagne de Michaël Chiolo a participé à l'attaque, mardi, de deux surveillants dans l'enceinte de la prison de Condé-sur-Sarthe. Voici ce que l'on sait sur Hanane Aboulhana, tuée lors de l'assaut.




(JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

18h13 : Il est 18 heures, voici les principaux titres :

• Les résultats d'une vaste consultation sur le changement d'heure sont connus. Plus de 80% des Français qui y ont participé souhaitent mettre fin au changement d'heure, et 59% d'entre eux se disent favorables à un maintien toute l'année à l'heure d'été (UTC +2).

• Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, réclame "une enquête approfondie" après les nombreuses accusations de violences policières portées par les manifestants.

• Sept départements sont placés en vigilance orange par Météo France. Ils sont situés dans le centre-est de la France ainsi que dans les Pyrénées. Le prévisionniste indique qu'une ligne d'orages "vient d'aborder la côte Sud Aquitaine". Des rafales à 109 km/h viennent d'être mesurées à Saint-Jean-de-Luz et 120 km/h à Messanges.

• Plus aucune prison n'est bloquée à 17 heures, selon les informations de franceinfo. A la mi-journée, deux prisons étaient encore paralysées : celles de Condé-sur-Sarthe (Orne) et de Rouen (Seine-Maritime). Ce matin, 18 établissements étaient concernés par ces blocages.

17h10 : Plus aucune prison n'est bloquée à 17 heures, selon les informations de franceinfo. A la mi-journée, deux prisons étaient encore paralysées : celles de Condé-sur-Sarthe (Orne) et de Rouen (Seine-Maritime). Ce matin, 18 établissements étaient concernés par ces blocages.

15h40 : "Nous ne devons pas baisser les bras face au terrorisme et nous ne baisserons pas les bras." Interrogée après l'attaque de surveillants survenue hier, la ministre de la Justice souligne devant les députés que "les services de renseignement font l'objet de recrutements encore plus important" et que "1 000 surveillants [de prison] supplémentaires" sont en cours de recrutement.

15h01 : Après avoir attaqué deux surveillants, Michaël Chiolo et sa femme se sont retranchés pendant près de dix heures au sein de l'unité de vie familiale (UVF) de l'établissement dans lequel il était incarcéré. Mais que sont ces unités de vie familiale ? Les explications dans notre article.




(JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

15h37 : Il est 14 heures, que retenir de l'actualité ?

• Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, réclame une enquête sur l'"usage excessif de la force" lors des manifestations des "gilets jaunes".

• Sept départements sont placés en vigilance orange pour vents violents par Météo France. Ils sont situés dans le centre-est de la France ainsi que dans les Pyrénées.

• Seules deux prisons sont toujours bloquées à la mi-journée. Les deux prisons encore concernées sont celles de Condé-sur-Sarthe (Orne) et de Rouen (Seine-Maritime). Ce matin, 18 établissements étaient bloqués. Trois personnes sont actuellement en garde à vue après l'agression à la prison de Condé-sur-Sarthe. Il s'agit d'une femme et d'un couple.

• L'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, a quitté le centre de détention de Kosuge, à Tokyo, où il était incarcéré. Nous détaillons dans cet article les détails de son contrôle judiciaire plutôt sévère.

13h29 : "Il faut resserrer les contrôles des visiteurs des détenus les plus dangereux."

L'élu des Républicains a rédigé en octobre 2018 un rapport parlementaire sur les fouilles en détention. Interrogé par franceinfo, il regrette "un problème de moyens" et plaide pour des contrôles renforcés sur certains détenus et sur leur entourage.

12h21 : Seules deux prisons sont toujours bloquées à la mi-journée, indique l'administration pénitentiaire à franceinfo. Les deux prisons encore concernées sont celles de Condé-sur-Sarthe (Orne) et de Rouen (Seine-Maritime). Ce matin, 18 établissements étaient bloqués et 70 ont connu des retards à l'heure de la prise de service des surveillants.

12h04 : Il est midi, l'heure de faire un nouveau point sur l'actualité de ce mercredi :

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU réclame à la France une "enquête approfondie" sur les violences policières qui se seraient produites pendant les manifestations des "gilets jaunes".


Dix prisons sont encore bloquées à la mi-journée, les surveillants souhaitant apporter leur soutien à leurs deux collègues attaqués hier. Les centres de détention concernés sont à retrouver dans notre article.


Trois personnes sont actuellement en garde à vue après l'agression à la prison de Condé-sur-Sarthe. Il s'agit d'une femme et d'un couple, a appris franceinfo de source proche du dossier.

Sept départements sont placés en vigilance orange par Météo France. Ils sont situés dans le centre-est de la France ainsi que dans les Pyrénées.


Carlos Ghosn a quitté ce matin le centre de détention de Kosuge, à Tokyo, où il était incarcéré depuis plus de 100 jours. Il devra désormais "résider dans un appartement particulier", comme vous le précise notre article.

11h47 : Dix établissements sont toujours bloqués ce matin pour apporter leur soutien aux deux surveillants attaqués, a appris franceinfo auprès de l'administration pénitentiaire. Les centres de détention concernés sont à retrouver dans notre article. Plusieurs autres actions symboliques sont par ailleurs toujours en cours dans la Marne, dans l'Aube et les Ardennes.

11h36 : La première personne est une femme, qui fait partie de l'entourage de Michaël Chiolo et de sa compagne. Elle a été interpellée dans l'Orne. Les deux autres personnes sont un couple qui se trouvait dans l'unité de vie familiale à côté de celle où se trouvaient Michaël Chiolo et sa compagne au moment de l'agression.

11h36 : Trois personnes sont toujours en garde à vue après l'agression de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe, a appris franceinfo de source proche du dossier.

11h09 : À Nice, les surveillants de prison sont aussi mobilisés depuis l'aube, comme le montre France 3 sur Twitter. "Les forces de l'ordre sont sur place pour déloger les manifestants", indique France Bleu.

10h53 : "Au quotidien, il n'était pas quelqu'un qui montrait des signes de passage à l'acte violent ou imminent. Toute notre difficulté au sein de l'administration pénitentiaire, c'est d'évaluer la potentialité d'un passage à l'acte."

Damien Pellen est revenu pour franceinfo sur le profil de Michaël Chiolo, agresseur présumé de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe.

10h43 : Alors que des blocages sont en cours dans plusieurs centres de détention ce matin, des surveillants de prison annoncent un prolongement de leur action. C'est le cas par exemple à Orléans-Saran (Loiret). L'établissement sera bloqué demain à partir de 6 heures. "Les personnels qui auront passé la nuit dans l'établissement ne seront pas relevés par leurs collègues du matin. (...) Lors du dernier blocage important, les agents avaient effectué 40 heures de service", détaille France 3.

10h22 : "Nous sommes dans une prison de déradicalisation, paraît-il très sécurisée, avec des procédures, des protocoles et on laisse rentrer pour un week-end sa femme en robe longue, sans la fouiller, avec des couteaux en céramiques."

Louis Aliot a réagi au micro de franceinfo après l'agression de surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe.

09h53 : Michaël Chiolo, l'agresseur présumé de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe, et Cherif Chekatt, auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, ont été détenus dans le même établissement pénitentiaire à Épinal, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux hommes étaient co-détenus à Épinal dans les années 2014-2015.

Michaël Chiolo a été condamné à trente ans de réclusion pour la séquestration, suivie de la mort, d\'un homme de 89 ans, à Montigny-lès-Metz en 2012.

09h35 : 18 établissements pénitentiaires sont bloqués ce matin, après l'agression de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe. C'est ce qu'a appris franceinfo auprès de l'administration pénitentiaire. Par ailleurs, 70 établissements ont des retards de prise de service des surveillants, et plusieurs établissements pourraient connaître des blocages des parloirs, toujours selon cette même source.

09h12 : courage à vous les surveillants

09h09 : 💪💪💪 inadmissible ce qui s'est passé courage aux victimes de cette agression

09h09 : De tout cœur avec vous👍👍👍✊✊✊

09h09 : Je soutiens ce mouvement de greve

09h10 : Dans les commentaires de ce live, vous manifestez votre soutien aux surveillants de prison. Depuis ce matin, ils bloquent une quinzaine de centres pour réclamer notamment de meilleures conditions de sécurité.

09h00 : Il est neuf heures, voici un résumé de l'actualité de ce mercredi :

Carlos Ghosn est sorti de prison. L'ancien patron de Renault vient de quitter le centre de détention de Tokyo, où il était incarcéré depuis plus de 100 jours.


Une quinzaine de prisons sont actuellement bloquées en France, au lendemain de l'agression de deux surveillants à Condé-sur-Sarthe. Suivez notre direct.


Trois personnes ont été placées en garde à vue hier soir, après l'agression dans la maison centrale de Condé-sur-Sarthe (Orne). Voici ce que l'on sait de cette affaire.


Attention aux bourrasques. Les départements de la Loire et du Rhône sont placés en vigilance orange aux vents violents. D'après Météo France, ces rafales vont perdurer jusqu'à la fin de la journée.

08h55 : D'après des journalistes sur place, 200 personnes sont actuellement rassemblées devant la prison de Condé-sur-Sarthe. L'un d'eux raconte l'agression d'hier sur ses collègues : "C’était un carnage. De l’acharnement. Je pense aux collègues, et je me dis que demain, ça peut être nous."

08h41 : Il s'agit notamment des prisons de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, et de Fresnes, dans le Val-de-Marne. France Bleu Azur rapporte également que la prison de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, est bloquée par une quarantaine de surveillants mobilisés.

08h37 : Une quinzaine de prisons sont actuellement bloquées en France, au lendemain de l'agression de deux surveillants à Condé-sur-Sarthe.

08h11 : Plusieurs dizaines de surveillants se trouvent actuellement devant la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). "Les syndicats dénoncent l'insécurité grandissante et un manque de moyens après l'agression mardi de deux surveillants de prison à Condé-sur-Sarthe", indique BFMTV. Plusieurs centres de détention sont bloqués ce matin, comme le montre sur Twitter la CGT.

07h50 : Ils ne laissent passer que le personnel médical, même le directeur de la prison n'a pas pu accéder à la prison, comme le montre un journaliste sur place. Hier deux surveillants de la prison ont été agressés au couteau par un détenu radicalisé et sa compagne, morte dans l'assaut du Raid. Les deux surveillants ont été hospitalisés.

07h46 : Une centaine de surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, rassemblés derrière un feu de palettes, bloquent les entrées de l'établissement ce matin, a constaté sur place un journaliste de franceinfo.

07h29 : "Légalement, un personnel de surveillance n'a pas le droit de procéder à une palpation sur les visiteurs sans leur accord. Donc, comme le portique n'a pas sonné, il n'y avait pas lieu de faire cette palpation de sécurité supplémentaire, donc le couteau est rentré très facilement."

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a demandé hier soir que le rapport de l'Inspection générale de la justice sur l'agression de Condé-sur-Sarthe lui soit remis dans un mois. Elle veut "comprendre précisément" comment un couteau en céramique a pu être introduit dans la prison. Yoan Karar revient sur ce dernier élément auprès de franceinfo.

06h16 : Le 11 janvier 2018, un détenu jihadiste avait agressé un surveillant de Vendin-le-Vieil, prison ultra-sécurisée du Pas-de-Calais, lançant trois semaines d'un mouvement de protestation dans les prisons françaises. Ce conflit social, le plus important depuis un quart de siècle, avait pris fin après la signature d'un accord avec le ministère de la Justice.

06h10 : Des syndicats de surveillants de prison appellent au blocage des établissements pénitentiaires après l'agression de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe. La CGT-Pénitentiaire appelle "à des actions partout sur le territoire, qui iront jusqu'au blocage sur pas mal d'établissements", a déclaré son secrétaire général Christopher Dorangeville. Pour la CGT, l'attaque de Condé-sur-Sarthe "rappelle très fortement les événements de janvier 2018".

07h40 : On commence tout de suite avec un point sur l'actualité :

Hier, un détenu suivi pour radicalisation a agressé deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) alors qu'il se trouvait dans une unité de vie familiale avec son épouse. Trois personnes ont été placées en garde à vue dans la soirée. Voici ce que l'on sait de l'agression.


En soutien aux deux agents poignardés, des syndicats de surveillants de prison appellent au blocage des établissements pénitentiaires ce matin. "On repart sur nos plateformes revendicatives", à la fois sur la sécurité des personnels et sur une évolution statutaire, a indiqué Emmanuel Baudin, secrétaire général de FO-Pénitentiaire, premier syndicat chez les surveillants de prison.


Une marche blanche est prévue cet après-midi au départ du quartier Mistral à Grenoble (Isère), en direction du pont de Catane où deux jeunes sont morts samedi soir en scooter alors qu'ils étaient poursuivis par la police. Cette marche aura lieu après les obsèques de l'un de ces deux jeunes.

Son avocat devrait déposer la caution au tribunal ce matin. Carlos Ghosn devrait sortir sous peu de la prison de Kosuge à Tokyo où il a passé plus de 100 jours, jurant de se défendre vigoureusement face à des accusations de malversations financières selon lui infondées.

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