Les carcasses de chevaux contenant un médicament nocif vont être "détruites"

Trois carcasses de cheval originaire de Grande-Bretagne et importées en France contenaient un médicament impropre à la consommation, le phenylbutazone.
Trois carcasses de cheval originaire de Grande-Bretagne et importées en France contenaient un médicament impropre à la consommation, le phenylbutazone. (LAURIE CASTELLI / CULTURA CREATIVE)

Elles avaient été importées en France. "Elles ne sont pas rentrées dans la chaîne alimentaire", a assuré le ministre de l'Agriculture. 

La viande de cheval n'a décidemment pas bonne presse ces derniers jours. Les trois carcasses équines envoyées en France depuis le Royaume-Uni et contenant des traces de phénylbutazone ont été identifiées et "seront détruites". C'est ce qu'a annoncé jeudi 14 février le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. 

Le phénylbutazone est médicament est un antidouleur potentiellement nocif pour la santé humaine, parfois utilisé pour soigner les chevaux. Le ministre britannique de l'Agriculture, David Heath, avait indiqué aux députés britanniques que des traces de ce produit avaient été détectées dans huit carcasses testées au Royaume-Uni et que trois d'entre elles étaient peut-être rentrées dans la chaîne alimentaire en France. 

Identifiées dans le Pas-de-Calais

"Elles ne sont pas rentrées dans la chaîne alimentaire", a assuré Stéphane Le Foll devant la presse, précisant que les caracasses avaient été identifiées dans le Pas-de-Calais. Il s'agit d'une "seconde affaire", "qui n'a rien à voir" avec le scandale européen de la viande de cheval faussement estampillée bœuf dans des plats préparés, a tenu à préciser le ministre. Cet antidouleur n'a d'ailleurs pas été détecté dans les produits de la marque Findus testés au Royaume-Uni.

En France, la molécule de phénylbutazone a reçu un "avis défavorable" de la Haute autorité de santé, qui a préconisé l'abandon de son remboursement en avril 2011. "Compte tenu de sa mauvaise tolérance, en particulier de son risque hématologique grave, son rapport efficacité/effets indésirables est moins favorable que celui des alternatives thérapeutiques", écrivait l'autorité sur son site internet.

Le laboratoire Novartis a mis fin à la commercialisation de Butazolidine, médicament à base de phénylbutazone, le 31 décembre 2011, rappelle ce blog spécialisé. Ce dernier parlait alors d'un "risque de destruction de certains globules blancs, potentiellement mortel", notamment chez les patients ayant pris Butazolidine sur une longue durée.

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