Merah touché par deux tirs mortels, selon l'autopsie

La police scientifique inspecte les alentours de l\'immeuble où Mohamed Merah a été tué lors d\'un assaut du Raid, le 22 mars 2012 à Toulouse (Haute-Garonne). L\'autopsie de son corps a eu lieu le 23 mars 2012.
La police scientifique inspecte les alentours de l'immeuble où Mohamed Merah a été tué lors d'un assaut du Raid, le 22 mars 2012 à Toulouse (Haute-Garonne). L'autopsie de son corps a eu lieu le 23 mars 2012. (ERIC CABANIS / AFP)

Le tueur de Toulouse a été touché au niveau de la tête et au niveau de l'abdomen, selon les éléments rendus publics vendredi soir.

Révélés vendredi 23 mars en début de soirée, les premiers éléments de l'autopsie montrent que Mohamed Merah a été tué par deux tirs lors de l'assaut du Raid, jeudi. Il a été touché par deux balles mortelles, l'une ayant touché la gauche du front et l'autre ayant traversé l'abdomen, du flanc droit au flanc gauche, a précisé une source à l'Agence France-Presse.

Son corps a reçu de nombreux impacts "essentiellement au niveau des membres inférieurs et supérieurs". Selon Le Parisien.fr, Merah a reçu "au moins vingt projectiles (…) sur le corps, dont la majorité sur les bras et les jambes", alors que le forcené se trouvait de dos. Le site du quotidien ajoute que l’examen a confirmé que malgré les rafales, le tueur était bien vivant lorsqu’il se trouvait sur le balcon.

"Des grenades non létales"

Amaury de Hauteclocque, le chef du Raid, qui a dirigé l'intervention contre Mohamed Merah, a indiqué à France 2 vendredi que les troupes d'élite de la police ont tout fait pour ne pas utiliser d'armes létales. "Nous avons continué à riposter avec des grenades non létales alors qu'il nous avait déjà engagés. C'est lorsqu'il a essayé d'abattre mes hommes qu'il a été neutralisé. Jusqu'au dernier instant, nous avions tous en mémoire qu'il fallait l'appréhender vivant", a-t-il précisé.

Jeudi, le procureur de Paris, François Molins, avait annoncé que "l'examen du corps [montrait] qu'il portait un gilet pare-balles sous lequel il portait une djellaba enfilée dans un pantalon blue jean". François Molins avait précisé que Mohammed Merah avait été mortellement atteint d'une balle dans la tête lors d'un échange de coups de feu avec les policiers, qui ont agi en état de "légitime défense".

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