Affaire Merah : un troisième homme interpellé à Castres

Des policiers montent la garde, le 6 février 2013, devant l\'école juive de Toulouse attaquée par Mohamed Merah le 19 mars 2012.
Des policiers montent la garde, le 6 février 2013, devant l'école juive de Toulouse attaquée par Mohamed Merah le 19 mars 2012. (REMY GABALDA / AFP)

Les enquêteurs recherchent toujours les éventuelles complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah pour commettre les sept meurtres de Toulouse et Montauban.

Deux hommes ont été interpellés, mardi 26 mars, à Toulouse (Haute-Garonne) dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah pour commettre ses sept meurtres en mars 2012. Les interpellations ont été menées peu avant 21 heures par la sous-division antiterroriste, avec l'aide du GIPN (Groupe d'intervention de la police nationale), l'antigang et le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse. 

Selon RTL, il s'agit "d'amis d'enfance" du tueur au scooter, qui ont été placées en garde à vue mardi soir. Une source policière a indiqué, mercredi 27 mars, qu'une troisième personne a été interpellée dans une caserne de Castres (Tarn). Âgé d'une trentaine d'années, cet homme est un militaire et "connaissait Merah", selon cette source qui n'a pas donné plus de précisions.

Un mois plus tôt, deux hommes de 19 et 22 ans avaient été interpellés à Toulouse dans le cadre de la même enquête, notamment pour vérifier s'ils avaient apporté une aide logistique au "tueur au scooter". Ils avaient été relâchés après leur garde à vue, de même que trois autres personnes interpellées avant eux.

Abdelkader Merah, seul complice présumé

Pour l'heure, le seul mis en examen dans le dossier, pour complicité d'assassinats, est l'un des frères du tueur, Abdelkader Merah, incarcéré à Fresnes. Ayant nié toute implication dans les crimes, ce dernier a seulement reconnu avoir été présent lors du vol du scooter utilisé lors des assassinats. Il a confirmé aux enquêteurs la présence au moment du vol d'un troisième homme, dont il refuse de donner le nom.

Un an après les meurtres de Toulouse et Montauban, les enquêteurs tentent de remonter la piste d'éventuelles complicités en France comme à l'étranger. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a estimé fin janvier que la thèse du "loup solitaire" ne tenait pas, prenant ainsi le contre-pied de l'ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini.

Manuel Valls a ensuite reconnu "une faille, une erreur et une faute" dans la coordination entre le renseignement local et la DCRI dans la surveillance de Mohamed Merah. Présent le 17 mars à Toulouse pour une cérémonie d'hommage aux victimes un an après les tueries, le président François Hollande a promis aux familles que des réponses leur seraient apportées concernant les zones d'ombre dans l'enquête sur le parcours du tueur.

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