53% des Français jugent "élevée" la menace terroriste dans l'Hexagone

Des policiers et des soldats dans le métro après le déclenchement du plan vigipirate \"écarlate\" à Toulouse le 20 mars 2012.
Des policiers et des soldats dans le métro après le déclenchement du plan vigipirate "écarlate" à Toulouse le 20 mars 2012. (PASCAL PAVANI / AFP)

Alors que l'enquête a été réalisée après les fusillades de Toulouse et Montauban dont l'auteur s'est réclamé d'Al-Qaida, ce résultat reste l'un des plus bas depuis 2001. Elles n'ont donc pas créé de "psychose sécuritaire", note l'institut de sondage. 

53% des Français jugent "élevée" la menace terroriste en France. C'est le résultat d'un sondage Ifop a paraître dans l'édition Dimanche de Ouest-France. Cependant, cette proportion reste parmi les plus basses depuis le début de ce baromètre en octobre 2001.

A titre indicatif, 78% des interviewés jugeaient la menace terroriste élevée en mai 2011, après la mort d'Oussama Ben Laden, et 60% partageaient encore cette inquiétude en septembre dernier.

Dans le détail, un Français sur dix (11%) estime que la menace terroriste est aujourd'hui "très élevée" en France, et 42% des sondés la jugent "plutôt élevée", contre 40% qui l'estiment "plutôt faible" et 7% "très faible".

Pas de "psychose sécuritaire"

Du coup, "le fait que l'inquiétude face à la menace terroriste s'établisse aujourd'hui à un niveau historiquement bas laisse à penser que si la tragédie de Montauban et Toulouse a marqué les esprits et ému les Français, elle n'a pas créé de psychose sécuritaire", décrypte l'Ifop dans sa notice explicative. "Pour horribles qu'ils soient, ces crimes n'ont pas eu le même impact dans l'opinion que des attentats à la bombe, par exemple", poursuit l'institut.

Plus les personnes interrogées sont âgées, plus elles ont tendance à estimer le menace terroriste "très élevée" et les catégories populaires sont plus inquiètes que les catégories supérieures. Enfin, ce sentiment d'exposition "très élevée" au terrorisme touche particulièrement les sympathisants frontistes (37%, contre 14% à l'UMP et 6% au PS).

 

Sondage réalisé au téléphone les 22 et 23 mars auprès d'un échantillon de 977 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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