Procès d'Abdelkader Merah : "Je suis sûre de sa complicité. J'en ai l'intime conviction"

 Abdelkader Merah durant son procès, à Paris, le 13 octobre 2017.
 Abdelkader Merah durant son procès, à Paris, le 13 octobre 2017. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

"C'est très éprouvant" a confié la soeur d'une des victimes de Mohamed Merah. Le frère de ce dernier est jugé devant la Cour d'assises spéciale, à Paris, accusé de complicité d'assassinat. Radia Legouad témoigne mercredi. 

Radia Legouad, sœur d'un militaire victime de Mohamed Merah, témoigne mercredi 25 octobre devant la Cour d'assises spéciale lors du procès d'Abdelkader Merah, poursuivi pour complicité des sept assassinats terroristes commis par son frère Mohamed Merah. Elle a témoigné à franceinfo et se dit "sûre de sa complicité".

Radia Legouad attend ce moment "depuis le début du procès." Elle éprouve "une colère profonde quant à l'islam d'Abdelkader Merah, à toutes ses interviews en tant que musulman. Il n'y a que de l'horreur. Ce n'est que de la terreur, c'est très sombre, c'est très noir. Je suis musulmane et je ne peux pas laisser dire des choses pareilles." a-t-elle confié. 

franceinfo : Que pensez-vous d'Abdelkader Merah ?

Radia Legouad : Il y a tellement de violences dans ce qui s'est passé par rapport à son frère. Je condamne tout ce qu'il évoque. Je suis sûre de sa complicité. Depuis que je l'ai entendu hier [mardi 24 octobre], j'en ai l'intime conviction. Il est complice de ces meurtres. Quand il parle d'honneur par rapport à la mort de son frère, et les discussions au parloir avec sa maman où il dit que son frère lui a fait le meilleur cadeau au monde, c'est juste effrayant.

Comment avez-vous vécu le début de ce procès ?

C'était très, très éprouvant. On nous inflige énormément de détails, des expertises en tout genre, les médecins légistes, la balistique. Cela a été des moments très forts du procès. On a appris des choses douloureuses. On a beau suivre en direct tout ce qu'il se passe, on apprend toujours des choses. On aurait pu éviter ces tueries atroces et surtout les enfants, [l'ancien patron des services de renseignements à Toulouse] avait alerté à ce moment-là.

Quel a été le plus difficile ?

C'est frustrant que ce soit Abdelkader Merah qui soit jugé. Il manque du monde dans le box. On n'est pas aidé. Il y a aussi l'indignation de son avocat. Je ne supporte pas son avocat Me Dupond-Moretti, qui a tendance à faire du théâtre, plus que son rôle. Ce n'est pas digne d'un avocat.

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