DIRECT. DSK au procès du Carlton : ni "organisateur de ces soirées", ni amateur de prostituées

Dominique Strauss-Kahn à la barre du tribunal de Lille, lors du procès du Carlton, le 10 février 2015. 
Dominique Strauss-Kahn à la barre du tribunal de Lille, lors du procès du Carlton, le 10 février 2015.  (ELISABETH DE POURQUERY / FRANCETV INFO)

L'ancien directeur du FMI est entendu mardi devant le tribunal correctionnel de Lille.

C'est à son tour de s'expliquer. Dominique Strauss-Kahn est attendu à la barre du tribunal correctionnel de Lille, mardi 10 février, dans le procès du Carlton. Suivez avec nous l'audience en direct. 

Une arrivée mouvementée. Très attendu par les journalistes, Dominique Strauss-Kahn l'étaient aussi par les Femen. Trois d'entre elles se sont jetées sur son véhicule lors de son arrivée au tribunal correctionnel de Lille, créant de l'agitation juste avant le début de l'audience. 

A la barre, DSK se défend. "Je n'ai commis ni crime, ni délit", a indiqué DSK dans une lettre lue par le tribunal. "Il n'y a pas eu d'activité débridée", a-t-il ajouté, précisant qu'il ne savait pas qu'il avait affaire à des prostituées. Le prévenu sera confronté à certaines anciennes prostituées. Interrogé sur ses habitudes sexuelles, l'ancien ministre a répondu : "Il m'est arrivé dix fois de me trouver dans une situation où une femme s'offrait, ça n'est pas quelque chose qui était pour moi totalement inconnu"

Ni "organisateur de ces soirées", ni amateur de prostituées. "Je ne m'estime en rien organisateur de ces soirées", a déclaré l'ancien patron du FMI, indiquant s'être toujours "considéré invité par [son ami] Fabrice Paszkowski". "Je n'ai aucun plaisir et j'ai même horreur" des relations sexuelles tarifées, a-t-il déclaré à la barre. "Ce qui me plaisait dans ces rencontres c'était une atmosphère de fête avant et après les relations sexuelles."

Le témoignage de M.. Une des ex-prostituées qui s'est portée partie civile, M. a réaffirmé qu'elle avait été dûment prévenue par son recruteur de l'identité du grand homme, alors favori des sondages pour la présidentielle de 2012. Elle a tenté alors de raconter cette sortie dans un hôtel chic de Paris, et sa rencontre avec DSK. Elle a évoqué un rapport difficile, "brutal mais consenti". "C'est son sourire qui m'a marqué du début à la fin. Il avait l'air content de ce qu'il faisait", a soufflé M., reconnaissant que jamais lors de cette soirée il ne fut question d'argent ou de son statut de prostituée avec l'ancien ministre.

 Trois jours pour s'expliquer. A partir de mardi, Dominique Strauss-Kahn aura trois jours pour se défendre des accusations de proxénétisme et convaincre les juges qu'il ne savait pas que ses partenaires sexuelles étaient des prostituées, lors de soirées organisées. DSK s'est présenté à l'ouverture du procès, comme les treize autres prévenus de l'affaire, lundi 2 février, mais n'est pas revenu à l'audience depuis. 

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