Crash de l'A320 : le copilote était psychologiquement fragile

France 3

La thèse de l'acte volontaire semble se confirmer suite aux premières révélations de l'enquête sur le copilote de l'A320 qui s'est crashé le 24 mars.

Les premières découvertes des enquêteurs semblent porter leurs fruits.
Les perquisitions menées au domicile d'Andreas Lubitz, et chez ses parents, ont permis de découvrir des papiers qui en disent long sur la fragilité du copilote, suspecté d'avoir provoqué le crash d'un A320 mardi . "Le fait que l'on est retrouvé chez lui des arrêts maladies récents voire du jour même du crime, faisant part de son inaptitude au travail, va dans le sens des premières constatations selon lesquelles Andreas Lubitz a caché sa maladie à son employeur et à ses collègues", explique Christoph Kumpa, le procureur de Düsseldorf.

Des crises d'angoisse

Le jeune pilote allemand a intégré la prestigieuse école de la Lufthansa avant de partir en 2009 se perfectionner aux États-Unis. Mais des crises d'angoisse l'obligent rapidement à suspendre sa formation. Il est même jugé inapte temporairement aux vols par les autorités américaines. Selon son entourage, Andreas Lubitz était un malade chronique : "Je sais que l'année dernière, il a eu un épisode dépressif. Je ne connais pas la raison exacte, je sais juste qu'il s'est passé quelque chose et qu'à cause de ça, il a été suspendu par sa compagnie", confie un proche du copilote.
Sa licence allemande de pilote était assortie d'une mention très spéciale. D'après le journal "Bilt", le jeune homme devait faire l'objet de contrôles médicaux très réguliers.

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