WikiLeaks : un comité de l'ONU demande la remise en liberté de Julian Assange

FRANCE 3

Réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis trois ans et demi, le fondateur de WikiLeaks a reçu le soutien de l'ONU. Mais le Royaume-Uni et la Suède rejettent cette décision.

Julian Assange est apparu, ce vendredi 5 février, au balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres. Il a brandi la décision d'un comité de l'ONU demandant sa libération. "Cette victoire est incontestable. C'est une victoire d'importance historique, pas seulement pour moi, ma famille ou mes enfants, mais aussi pour l'indépendance des Nations unies", a-t-il scandé.

Cet Australien a fondé WikiLeaks il y a 10 ans. Cette plateforme en ligne a révélé plusieurs affaires financières, d'espionnage et même des secrets défense. Les États-Unis réclament son extradition, tout comme la Suède, où Julian Assange est accusé de viol.

Une détention "arbitraire"

Depuis trois ans et demi, l'informaticien vit dans l'ambassade équatorienne où il bénéficie de l'asile politique. "Cela fait cinq ans que les investigations ont débuté et aucune plainte n'a encore été déposée. Pourtant, il est toujours privé de liberté. Si cela n'est pas arbitraire, alors qu'est-ce qu'une détention arbitraire ?", déclare Christophe Peschoux, représentant du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme.

"Ceux qui ont pris cette décision ne sont pas juristes. C'est une conclusion ridicule du comité de l'ONU et nous la rejetons", rétorque Philip Hammond, ministre britannique des Affaires étrangères. Le père de WikiLeaks espère obtenir la restitution de son passeport.

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