La justice britannique reprend l'examen de la demande d'extradition de Julian Assange, réclamée par les Etats-Unis

Un manifestant brandissant une pancarte \"Libérez Assange - Pas d\'extradition aux USA\", le 24 février 2020 lors d\'un rassemblement de soutien devant la prison où se trouve le fondateur de Wikileaks.
Un manifestant brandissant une pancarte "Libérez Assange - Pas d'extradition aux USA", le 24 février 2020 lors d'un rassemblement de soutien devant la prison où se trouve le fondateur de Wikileaks. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Les avocats d'Assange dénoncent une procédure "politique" fondée sur des "mensonges". Le fondateur de WikiLeaks est actuellement emprisonné à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh.

Après plusieurs mois d'une interruption causée par la pandémie de Covid-19, la justice britannique reprend lundi 7 septembre l'examen de la demande d'extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réclamée par les Etats-Unis qui veulent le juger pour la diffusion de centaines de milliers de documents confidentiels. Avant la reprise à Londres de l'audience, qui doit durer trois ou quatre semaines, ses soutiens ont appelé à une manifestation devant la cour criminelle, lundi matin.

L'Australien de 49 ans est poursuivi notamment pour espionnage par la justice américaine, pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque 175 ans de prison. Julian Assange est actuellement en détention à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh, dans des conditions dénoncées par le rapporteur de l'ONU sur la torture.

Une procédure "politique" selon ses avocats

Les Etats-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d'avoir mis en danger des sources des services américains. Les avocats d'Assange dénoncent quant à eux une procédure "politique" fondée sur des "mensonges". Son extradition s'apparenterait à une "peine de mort", a déclaré son avocate Stella Moris, devenue sa compagne, au Times samedi.

La jeune femme de 37 ans craint que Julian Assange ne mette fin à ses jours et que les deux enfants qu'elle a eus avec lui pendant qu'il était reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres ne grandissent sans leur père. Le fondateur de WikiLeaks avait été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de la représentation diplomatique équatorienne, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

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