L'Equateur prive Julian Assange d'internet dans son ambassade à Londres

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, à l\'ambassade d\'Equateur à Londres, le 19 mai 2019.
Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, à l'ambassade d'Equateur à Londres, le 19 mai 2019. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Le fondateur de WikiLeaks est réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. 

L'Equateur a annoncé mercredi 28 mars qu'il avait coupé "les systèmes" de communication "avec l'extérieur" de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu'il pourra adopter "d'autres mesures" si l'Australien, naturalisé équatorien, venait de nouveau à "manquer à son engagement" de ne pas interférer dans les relations de l'Equateur avec d'autres pays, dont les Etats-Unis.

Des tweets sur l'expulsion des diplomates russes

Quito n'a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son "engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation [de l'Equateur] avec d'autres Etats".

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, dans lesquels il reproche le "timing" de l'expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l'empoisonnement d'un ex-agent russe au Royaume-Uni, "12 heures après l'un des pires incendies d'immeubles de l'histoire post-soviétique", celui d'un centre commercial en Sibérie.

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