VIDEO. Qui sont les personnages clés de l'affaire Grégory ?

ANSELME CALABRESE / VIOLAINE JAUSSENT / FRANCEINFO

Aux débuts de l'affaire Grégory, Murielle Bolle, 15 ans, avait fait des déclarations cruciales en garde à vue. Recueillies sans avocats, sans ses parents, celles-ci doivent-elles être effacées du dossier ? Le Conseil constitutionnel s'est penché mardi sur cette question. L'occasion pour franceinfo d'expliquer le rôle des principaux protagonistes de cette affaire. 

L'affaire Grégory, c'est aussi une histoire de famille. Car plusieurs membres sont impliqués dans le dossier depuis que le corps du petit garçon, âgé de 4 ans, est retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne, à Docelles, dans les Vosges, le 16 octobre 1984. Le premier à être suspecté du meurtre est Bernard Laroche, un cousin germain de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory. Il est mis en examen en novembre de la même année, mais il est libéré trois mois plus tard, faute de preuves.

Jean-Marie Villemin reste persuadé que son cousin est le meurtrier de son fils. Alors il le tue le 29 mars 1985. Pour ce meurtre, le père de Grégory est condamné à cinq ans de prison, dont quatre ferme, en 1993. Cette année-là, la mère du garçonnet est totalement innocentée. Soupçonnée d'avoir tué son fils, Christine Blaise épouse Villemin avait été mise en examen le 5 juillet 1985.

Trois mises en examen en 2017

A la demande des parents, le dossier a été rouvert par deux fois, en 2000 et 2008, pour réaliser des analyses ADN. Mais c'est le 14 juin 2017 que le dossier a connu un rebondissement retentissant. Marcel Jacob, grand-oncle de Grégory, et sa femme, Jacqueline Thuriot épouse Jacob, sont interpellés. Deux jours plus tard, ils sont mis en examen pour "enlèvement" et "séquestration suivie de mort".

Pour l'un des cousins de Murielle Bolle, c'est le déclic. Il contacte les gendarmes et affirme que sa cousine a subi des pressions de sa famille pour se taire. Murielle Bolle est la belle-sœur de Bernard Laroche. Elle avait 15 ans au moment de la mort du petit Grégory. Le 2 novembre 1984, elle avait mis en cause Bernard Laroche avant de se rétracter quatre jours plus tard, après l'interpellation de son beau-frère.

Recueillies sans avocats, sans ses parents, les déclarations de Murielle Bolle  doivent-elles être effacées du dossier ? Le Conseil constitutionnel s'est penché mardi 23 octobre sur des pratiques judiciaires du passé.

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