Affaire Grégory : Murielle Bolle, sous contrôle judiciaire, demande à rentrer chez elle

Murielle Bolle, personnage clé de l\'affaire Grégory, arrive au palais de justice de Dijon (Côte-d\'Or) pour être entendue, le 30 juin 1986.
Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory, arrive au palais de justice de Dijon (Côte-d'Or) pour être entendue, le 30 juin 1986. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Mise en examen fin juin, elle a, depuis sa sortie de prison, l'obligation de résider loin de son domicile des Vosges.

Murielle Bolle veut retrouver son domicile vosgien. Tenue éloignée par son contrôle judiciaire, depuis sa mise en examen en août dans l'enquête sur la disparition du petit Grégory, elle va demander à la cour d'appel de Dijon de l'autoriser à rentrer chez elle, lundi 22 janvier. Les époux Jacqueline et Marcel Jacob, dans la même situation, avaient obtenu en décembre le droit de se revoir et de regagner leur domicile.

Agée de 48 ans, Murielle Bolle avait été mise en examen à la fin juin. La justice la soupçonne d'avoir participé au rapt mortel de Grégory Villemin en 1984, tout comme les époux Jacob, qui auraient été les "corbeaux" de l'affaire. Des soupçons rejetés en bloc par la défense.

Elle réside actuellement dans la Nièvre

D'abord écrouée, Murielle Bolle avait été placée sous strict contrôle judiciaire début août, avec obligation de résider loin de son domicile. Hébergée dans la Nièvre, il lui est interdit de rentrer en contact avec la presse ou les protagonistes du dossier, mais elle peut voir son compagnon et ses enfants. Elle pointe deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre.

Ses avocats ont demandé la levée de son contrôle judiciaire. "Je ne vois pas ce qui pourrait s'opposer à la levée totale du contrôle judiciaire de ma cliente, qui n'a jamais été ré-entendue depuis six mois et rien n'est rentré dans le dossier la concernant", estime l'un d'eux, Christophe Ballorin.

Mais c'est peut-être ce qui jouera en sa défaveur : c'est parce qu'ils n'avaient pas été entendus à nouveau que la justice avait dans un premier temps refusé aux époux Jacob le droit de rentrer chez eux, avant qu'ils ne soient soumis à un nouvel interrogatoire.

Vous êtes à nouveau en ligne