Affaire Grégory : Murielle Bolle entame une grève de la faim pour protester contre ses conditions d'incarcération

Murielle Bolle a été placée en détention provisoire à la prison de Dijon, le jeudi 29 juin 2017 (illustration).
Murielle Bolle a été placée en détention provisoire à la prison de Dijon, le jeudi 29 juin 2017 (illustration). (MAXPPP)

Témoin clé de l'affaire Grégory, Murielle Bolle a entamé jeudi une grève de la faim à la maison d'arrêt de Dijon (Côte-d'Or). Une action, selon l'un de ses avocats, pour "clamer son innocence" et "dénoncer ses conditions de détention". 

Témoin clé de l'affaire Grégory, mise en examen dans ce dossier la semaine dernière pour enlèvement suivi de mort, Murielle Bolle a entamé une grève de la faim, jeudi 6 juillet à la mi-journée. Il s'agit pour elle de "clamer son innocence" et de "dénoncer ses conditions de détention" à la maison d'arrêt de Dijon (Côte-d'Or), où elle a été placée en détention provisoire, a appris France Bleu Bourgogne auprès l'un de ses avocats.

Une détenue "insultée et menacée"

Murielle Bolle, placée à l'isolement, dit "vivre un calvaire", selon son avocat. Elle a "des pensées suicidaires" et les rares sorties de sa cellule "sont accompagnées d'une pluie d'insultes et de menaces de mort" de la part des autres détenues, a précisé Me Christophe Ballorin. L'avocat entend déposer une nouvelle demande de remise en liberté. Il réclame aussi que la confrontation avec le cousin de Murielle Bolle, qui s'est récemment manifesté auprès des enquêteurs, ait lieu le plus rapidement possible. 

Une mise en danger déjà formulée 

Le maintien en détention de Murielle Bolle a été décidé mardi 4 juillet par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. Un autre de ses avocats, Jean-Paul Teissonière, avait alors alerté sur les menaces dont sa cliente était l'objet de la part d'autres détenues de la maison d'arrêt, estimant qu'elle serait "en danger" si sa détention devait trop se prolonger.

Murielle Bolle, 48 ans aujourd'hui mais 15 ans au moment des faits, a été mise en examen jeudi dernier pour enlèvement suivi de mort, et placée en détention. Peu après la mort de Grégory Villemin, retrouvé dans la Vologne en 1984, elle avait accusé Bernard Laroche d'avoir enlevé l'enfant, avant de se rétracter brusquement. Plus de 32 ans après cette volte-face, les enquêteurs sont convaincus que la clé du mystère se trouve en partie dans les raisons du revirement de l'adolescente.

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