Le suicide d'un pilote : un phénomène rare

FRANCE 2

L'aviation commerciale avait déjà connu des suicides d'un commandant de bord ou d'un copilote.

Trois jours après le crash de l'A320 dans les Alpes-de-Haute-Provence les enquêteurs semblent privilégier la thèse du suicide du copilote. Dépressif chronique, Andreas Lubitz aurait délibérément provoqué l'accident du mardi 24 mars.
Une situation rarissime dans l'aviation commerciale, mais qui connaît toutefois quelques précédents. En novembre 2013, un avion de la LAM, une compagnie du Mozambique s'écrase au sol avec 33 personnes à bord. Quelques instants plus tôt, le commandant s'était enfermé seul dans le cockpit. Il avait alors entamé la descente. En 1999, un copilote d'Egyptair fait volontairement foncer l'avion en piqué vers l'océan, entraînant avec lui l'ensemble des passagers.

"Une déconnexion du monde extérieur"

Mais comment peut-on expliquer de tels gestes ? "Les gens qui commettent un suicide sont dans un niveau de tension interne, de détermination, il sont un peu au-delà de tout, plus rien ne compte. Il y a une sorte de déconnexion du monde extérieur", explique le psychiatre David Gourion, au micro de France 2.

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