Crash dans les Alpes : le mauvais suivi médical des pilotes allemands pointé du doigt

(PATRIK STOLLARZ / AFP)

L'Agence européenne de sécurité aérienne avait alerté la commission européenne concernant le suivi médical des pilotes allemands.

Andreas Lubitz a-t-il pu continuer à piloter en raison de failles dans le suivi médical des pilotes allemands ? Dix jours après le crash de l'Airbus A320 de la Germanwings dans les Alpes, l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) annonce, samedi 4 avril, qu'elle avait relevé en Allemagne des cas de "non-conformité" aux "règlements européens en matière de sécurité aérienne, en particulier dans le domaine du suivi médical", selon son porte-parole. Une déclaration qui confirme les informations d'un article du Wall Street Journal. "C'est sur les recommandations de l'AESA que la Commission européenne a engagé fin 2014 une procédure visant à demander des comptes à l'Allemagne", a-t-il poursuivi.

Bruxelles avait demandé une mise en conformité

Selon l'édition de samedi du quotidien américain, les officiels de l'Union européenne ont estimé que le régulateur allemand en charge de la sécurité aérienne souffrait de "pénuries chroniques de personnel pouvant nuire à sa capacité de contrôle des appareils et des équipages, y compris au niveau médical". Bruxelles avait demandé des comptes à Berlin sur ce point et demandé "une mise en conformité", selon un porte-parole de la Commission européenne.

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs en France et en Allemagne sur les circonstances du crash de l'A320, le copilote de 27 ans, Andreas Lubitz, avait souffert de dépression sévère et a eu au cours de sa vie des tendances suicidaires. Il aurait volontairement précipité l'appareil sur le massif montagneux. Pourtant, lelon le patron de Lufthansa, maison-mère de Germanwings, Carsten Spohr, M. Lubitz était "à 100% capable de piloter" un avion.

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