Crash dans les Alpes : bulldozer et tractopelles s'activent pour ouvrir un chemin vers le site

Des engins s\'activent pour ouvrir un chemin dans la forêt, le 29 mars 2015 à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence).
Des engins s'activent pour ouvrir un chemin dans la forêt, le 29 mars 2015 à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Ce chemin doit permettre d'accéder au lieu du crash les jours où les hélicoptères ne peuvent pas s'y poser à cause des conditions météorologiques.

Il y aura bientôt un chemin vers le site du crash de l'A320 de Germanwings. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, à proximité de Seyne-les-Alpes, bulldozer et tractopelles s'activent dimanche 29 mars pour aménager cette voie carrossable. Pour le moment, le site n'est accessible que par hélicoptère.

Les 4x4 s'arrêtent à plusieurs centaines de mètres de l'épave de l'Airbus. "On est à une demi-heure de marche du site du crash. Le bulldozer va creuser une piste sur 300 mètres de descente, puis former un virage, et encore 300 mètres de piste. De là, on arrivera directement en bas de la zone", explique Bruno Hermignies, commandant de l'escadron de la gendarmerie de Gap.

La piste devrait être terminée "d'ici 24 à 36 heures"

Quant à la première partie du parcours, un chemin de terre, elle sera aplanie, élargie, de manière à être praticable même les jours de pluie. Cyril Isord, employé de l'entreprise Tron, a commencé à "concasser" à 13 heures dimanche : "On va broyer le caillou sur un kilomètre, poser du gravier."

La piste, qui devrait être terminée "d'ici 24 à 36 heures" selon Bruno Hermignies, permettra à des 4x4 d'accéder à la zone "les jours où on ne peut pas voler, et on pourra faire venir des engins de capacité plus grande, notamment lorsqu'on en sera au dernier stade, celui de la dépollution". Le chemin permettra également l'évacuation de grosses pièces de carlingue, difficiles à hélitreuiller, a indiqué dimanche le procureur de la République de Marseille, Brice Robin.

L'idée n'est pas de privilégier l'accès par cette "voie terrestre" mais d'avoir "un plan B". Le plan A étant de continuer l'hélitreuillage des équipes et l'évacuation des corps par voie aérienne. "Elle ne servira peut-être à rien cette piste… Enfin, le site sera sans doute visité, peut-être par les familles", conclut le commandant Hermignies. L'endroit pourrait devenir un lieu de commémoration.

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