Collision entre un TER et un TGV : les rats pas seuls responsables ?

Les lieux de l\'accident au lendemain de la collision entre un TER et un TGV, le 18 juillet 2014, à Denguin (Pyrénées-Atlantiques).
Les lieux de l'accident au lendemain de la collision entre un TER et un TGV, le 18 juillet 2014, à Denguin (Pyrénées-Atlantiques). ( MAXPPP)

Le manque d'entretien et l'attitude d'un agent de permanence de la SNCF sont aussi évoqués par un rapport d'enquête interne.

La SNCF l'a confirmé dimanche 27 juillet au soir : la collision entre un TER et un TGV survenue le 17 juillet dans les Pyrénées-Atlantiques serait due à un court-circuit provoqué par des rongeurs, qui aurait entraîné le dysfonctionnement d'un feu tricolore. Alors qu'il aurait dû rester au rouge, ce dernier est passé au vert. Voyant cela, le conducteur du TER s'est engagé à pleine vitesse, à 120 km/h. Il a heurté par l'arrière le TGV qui, lui, roulait à basse allure.

Mais selon Le Parisien, mardi 29 juillet, qui s'appuie sur le rapport d'enquête interne à la SNCF, les rats pourraient ne pas être les seuls responsables de l'accident. Le rapport suggère ainsi que la présence de rongeurs à proximité des câbles aurait peut-être pu être évitée : "Les règles de l'art en matière de protection contre les rongeurs, lors de la construction de ce centre, n'ont pas été respectées de façon exhaustive (mesure contre les intrusions, calfeutrement...)."

Le feu tricolore pas inspecté dans les temps ?

La maintenance de ce dispositif de signalisation est également en cause. Sa dernière révision remontait à juin 2013 alors que ce type d'équipement doit être contrôlé tous les ans. Mais pour la SNCF, citée par le journal, il existe une "tolérance" de 90 dix jours après la date anniversaire. Dans ce cas, la norme en vigueur n'aurait pas été violée.

Enfin, des questions se posent quant à la responsabilité d'un agent de permanence de la SNCF qui avait été envoyé sur les lieux pour régler le dysfonctionnement du feu, le 17 juillet, peu avant la collision. Le rapport d'enquête affirme que sur les deux protocoles techniques qui s'offraient à lui pour réparer le feu, il n'en a pris aucun. Selon ce rapport, aucun de ces deux protocoles n'aurait de toute façon permis d'empêcher le passage du feu au vert. "Néanmoins, si l'agent avait pris cette disposition technique, son attention aurait pu être attirée", souligne le rapport.

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