Accident de Laon : le chauffeur du poids lourd dit avoir perdu le contrôle de son véhicule en ramassant le câble de son téléphone portable

Quatre enfants ont été tués dans ce terrible accident.
Quatre enfants ont été tués dans ce terrible accident. (STÉPHANE MAGGIOLINI / RADIO FRANCE)

Cet accident, qui a impliqué mardi trois véhicules sur la RN2 à Laon (Aisne), a entraîné la mort de quatre enfants. Le conducteur du poids lourd a expliqué avoir perdu le contrôle de son véhicule en ramassant le câble d'alimentation de son téléphone portable.

Le conducteur du camion, en garde à vue après l'accident sur la RN2 à Laon dans l'Aisne qui a causé la mort de quatre enfants mardi, a expliqué aux enquêteurs avoir perdu le contrôle de son véhicule en ramassant le câble d'alimentation de son téléphone portable, a appris franceinfo ce mercredi de source policière.

Selon ses déclarations, ce câble, qu'il avait entre les jambes, le gênait. Il s'est baissé pour le ramasser. En relevant la tête, il a vu qu'il risquait de heurter un fourgon devant lui qui était en train de freiner. Il tente alors de l'éviter. Le camion fait une embardée et va percuter une voiture en sens inverse.

Des tests d'alcoolémie et de stupéfiants réalisés

Selon les premiers éléments de l'enquête, le camion a percuté une voiture de la marque Toyota qui roulait dans l'autre sens, puis cette voiture a été percutée par l'arrière par un utilitaire. La voiture s'est alors embrasée, tuant les quatre enfants à bord de 9 à 13 ans, selon le procureur de la République. La conductrice de 42 ans a été grièvement brûlée et héliportée vers l'hôpital d'Amiens. Selon le préfet, c'est la mère de l'un des enfants, les trois autres sont des cousins.

Des tests d'alcoolémie et de stupéfiants ont été pratiqués sur les conducteurs du camion et de l'utilitaire, mais "qui, semble-t-il ne sont pas positifs", a indiqué le préfet. Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari s'était rendu sur les lieux de l'accident mardi pour s'entretenir avec les services de secours et le préfet. Il avait tenu à exprimer "son émotion à l'égard des familles et des proches des victimes".

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