Collision mortelle entre un bus scolaire et un TER à Millas : "On se sent totalement désarmés", témoigne le maire de Perpignan

Un bus et un TER sont entrés en collision à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 décembre 2017.
Un bus et un TER sont entrés en collision à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 décembre 2017. (MATTHIEU FERRI / RADIO FRANCE)

Les maires de Perpignan et de Saint-Féliu-d'Amont, commune proche de Millas, se sont rendus jeudi sur les lieux de la collision mortelle entre un bus scolaire et un TER à Millias. Ils se disent bouleversés.

Une collision, jeudi 14 décembre en fin de journée, entre un car scolaire et un TER à Millas (Pyrénées Orientales) a fait au moins quatre morts, selon un bilan communiqué à 18h par le ministère de l'Intérieur, et plusieurs blessés. Les familles de victimes sont actuellement accueillies à la Halle des sports de Millas, où s'est rendu Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan. "Les familles sont catastrophées. Vous imaginez l'angoisse, pour ne pas dire le désespoir. J'étais dans la salle au milieu des familles, dans l'inquiétude absolue. Il est nécessaire que, rapidement, des soutiens psychologiques puissent intervenir. On se sent totalement désarmés", a-t-il déclaré à France Bleu Roussillon.

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Une "vision d'horreur"

Le maire de la commune de Saint-Féliu-d'Amont, voisine de Millas, a lui aussi réagi après s'être rendu sur les lieux de la collision mortelle. "Je suis encore bouleversé par ce que j'ai vu", a-t-il témoigné sur l'antenne de France Bleu Roussillon. La collision s'est produite "au croisement de la voie ferrée, sur un passage à niveau très dégagé. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais le car a vraiment été coupé en deux par le train qui passait", a décrit Robert Olive, qui parle d'une "vision d'horreur" en apercevant le "car complètement explosé". "Les gens sont très dignes, tout le monde est atterré", a ajouté le maire de Saint-Féliu-d'Amont. 

Un numéro d'informations a été mis en place, il s'agit du 04 68 51 67 67. Par ailleurs, les familles des enfants et victimes concernées "sont invités à se rendre si nécessaire vers le collège où ils seront accueillis et informés", a précisé le préfet des Pyréenées-Orientales. Une cellule d'écoute psychologique y a été mise en place. 

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