Pyrénées-Orientales : sept mois après l'accident de Millas, des centaines d'automobilistes forcent le passage à niveau chaque jour

Photo d\'illustration.
Photo d'illustration. (PIERRE ROUSSEAU / MAXPPP)

Sept mois après le terrible accident de Millas, l'enquête suit son cours et la route départementale 916 est toujours interdite à la circulation, mais de nombreux conducteurs ne se gênent plus pour l'emprunter.

Sept mois après l'accident qui a fait six morts et plus d'une dizaine de blessés à Millas (Pyrénées-Orientales), la route départementale 916 est toujours interdite à la circulation mais de nombreux conducteurs forcent les barrières pour emprunter cette route, rapporte samedi 14 juillet France Bleu Roussillon. Ils sont des centaines à passer chaque jour par le passage à niveau où un train a percuté un car scolaire, le 14 décembre dernier.

Le barrage qui entrave normalement la route a été partiellement détruit : les panneaux "route barrée" ont été tagués et un passage est laissé sur les côtés pour permettre aux véhicules de traverser. La route est pourtant toujours officiellement fermée pour les besoins de l'enquête.

"Pas d'autres alternatives"

Certains des automobilistes qui forcent le passage sont des producteurs locaux, lassés d'attendre que la route soit rouverte. "Nous n'avons pas d'autres alternatives que de traverser le passage à niveau", témoigne Joseph Plane, producteur d'huile d'olive au Moulin Saint-Pierre. Son activité est en baisse de 70% depuis l'accident : "Nous avons fait des courriers au procureur de Marseille, co-signés par tous les maires du canton concerné mais on reste sans aucune réponse."

La fermeture de la départementale 916 provoque également une explosion du temps de livraison pour les transporteurs de fruits, nombreux dans la région. Selon Philippe Laville, président de la coopérative Roussillon La Tour, "au cours de ces derniers mois, il fallait deux heures et demie par jour pour faire les livraisons en passant par Millas, contre une heure seulement en traversant le passage à niveau aujourd'hui."

Certains automobilistes dénoncent aussi les conditions de sécurité de l'itinéraire bis mis en place pour contourner le passage à niveau de la départementale 916. Selon les transporteurs, l'itinéraire n'est pas adapté aux camions et trop dangereux, avec des poids-lourds qui se croisent dans les villages.

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