Cellule psychologique de l'accident de Millas : "Sans doute que tout n'a pas été parfait mais des ressources étaient là"

Le centre hospitalier de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 15 décembre 2017.
Le centre hospitalier de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 15 décembre 2017. (MAXPPP)

Philippe Banyols, directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir (Pyrénées-Orientales) a répondu aux critiques des familles des victimes de l'accident de Millas, lundi, sur France Bleu Roussillon. Il a dirigé la cellule psychologique : "Je pense que mon équipe était accessible".

Les responsables de la cellule d'urgence médico-psychologique après l'accident de Millas (Pyrénées-Orientales) ont répondu aux critiques des familles des victimes, lundi 25 décembre, sur France Bleu Roussillon. Cette cellule d'urgence a été mise en place le soir de l'accident qui a causé la mort de six collégiens, le 14 décembre dernier. 

Dès le lendemain du drame, et dans les jours qui ont suivi, des parents de victimes ont mis en cause l'organisation, notamment à l'hôpital de Perpignan, affirmant avoir été mis au courant du décès de leur enfant avec "froideur" et "sans compassion". Les parents de Loïc, l'un des collégiens décédés, ont réclamé sur franceinfo des "excuses" de la part des autorités.

Dix spécialistes du post-traumatisme

La nuit du 14 décembre, Philippe Banyols, directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir (Pyrénées-Orientales), a piloté la cellule d'aide médico-psychologique. Il n'était pas sur place cette nuit-là, mais il a estimé que le dispositif de prise en charge était suffisant : aussitôt après l'accident, "dix spécialistes du post-traumatisme, formés, étaient sur place. Il y avait des psychiatres, des infirmiers, des cadres de santé, des psychologues. Ce sont tous des gens expérimentés : un grand nombre d'entre eux étaient intervenus après les attentats de Nice".

Philippe Banyols n'a pas été surpris par les réactions des familles : "Bien sûr, je comprends ce genre de réactions. Quand on vit quelque chose d'aussi terrible, la colère est une réaction normale. Si j'étais à la place de ces familles, je serais probablement très en colère aussi et j'en voudrais à la terre entière. Je ne suis pas choqué et mes équipes ne le sont pas non plus d'entendre ce genre de choses, on est là aussi pour entendre ça."

La cellule de soutien psychologique toujours active

Le directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir a jugé ne pas encore avoir le "recul nécessaire" pour affirmer ou non s'il y a eu des erreurs de communication : "C'est une situation qui date d'il y a dix jours, il y aura sans doute des analyses à faire, c'est aux services de l'État de le faire comme ça se fait toujours dans ce genre de situations. Mais aujourd'hui, je ne suis pas capable de répondre à cette question, encore une fois, parce que nous n'avons pas le recul nécessaire. Ce que je peux vous dire, moi, aujourd'hui, c'est que les moyens qui ont été mis en œuvre sont maintenus et qu'ils seront maintenus le temps qu'il faudra."

La cellule de soutien psychologique a reçu 600 personnes. Elle est toujours active à la mairie de Saint-Féliu-d'Avall et à l'hôpital de Perpignan.

"La plupart des familles qui souhaitaient être reçues l'ont été." Philippe Banyols, directeur de l'hôpital psychiatrique de Thuir à France Bleu Roussilon
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