Accident de Millas : "Le scénario le plus probable" est une défaillance de la conductrice du car, selon l'enquête

Les proches des victimes de l\'accident de Millas (Pyrénées-Orientales) se réunissent, le 14 décembre 2018.
Les proches des victimes de l'accident de Millas (Pyrénées-Orientales) se réunissent, le 14 décembre 2018. (RAYMOND ROIG / AFP)

Pour le BEA-TT, il n'y a pas eu de dysfonctionnement des équipements ferroviaires.

Le "scénario le plus probable" de l'accident mortel de Millas (Pyrénées-Orientales), fin 2017, est que la conductrice du car n'a pas perçu que le passage à niveau, situé juste après un carrefour, se fermait, selon le rapport du Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), rendu public vendredi 17 mai.

La violente collision entre un autocar de ramassage scolaire et un TER au passage à niveau de Millas avait fait six morts et dix-huit blessés graves le 14 décembre 2017. Pour le BEA-TT, il n'y a pas eu de dysfonctionnement des équipements ferroviaires : le passage à niveau, sur la route départementale 612, a fonctionné correctement.

Une conductrice en pleine manoeuvre, un feu rouge peu visible

"La cause directe de cet accident est le non-arrêt de l'autocar au passage à niveau malgré les feux rouges clignotants et la barrière qui l'imposaient", écrit le Bureau, dans son rapport de cent pages. "Le scénario le plus probable de cet accident est la non-perception par la conductrice de l'état fermé du passage à niveau malgré la signalisation en place", a-t-il ajouté.

La conductrice de l'autocar, qui tournait à gauche juste avant d'arriver au passage à niveau, a pu ne pas bien voir les feux rouges car elle était absorbée par la manoeuvre dans le virage, tandis que "la demi-barrière du passage à niveau se trouvait ainsi dans l'angle mort" et "n'était donc pas visible", selon le BEA-TT.

Le BEA avance "plusieurs facteurs", en particulier "la visibilité réduite de la signalisation lumineuse de position", et en particulier celle du feu rouge clignotant de droite, et "l'arrêt des sonneries du passage à niveau au moment où les demi-barrières étaient abaissées".

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