Enlèvement d'enfant : à la recherche de son frère

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il se décrit comme un prédateur sexuel. Cette affaire d'enlèvement d'enfant réveille de sombres souvenirs chez les familles touchées par un tel drame. Comment vivre sans savoir, sans connaître la vérité ? Cela fait 30 ans que Jérôme vit avec ce poids. Pour lui, impossible de sortir de cette culpabilité. Le 17 mars 1983, il a vu son frère se faire enlever sous ses yeux. Il attend un signe de vie de son frère depuis 30 ans. C'est les vêtements que Ludovic portait à 6 ans et demi. Il aurait 36 ans aujourd'hui. C'est un de ses jouets. Voilà tout ce qui me reste de mon petit frère. Jérôme a été témoin de l'enlèvement de son frère. Ils étaient à 100 m de chez eux, à Saint-Martin-d'Hères en Isère. Un homme coiffé d'un casque de moto les a abordés. 4 jours après sa disparition, aucune nouvelle de Ludovic. Le monsieur a dit, si tu cherches mon chien je t‘achète des bonbons. Moi qui aime les bonbons, je l'ai écouté. Jérôme est parti de son côté. L'homme a emmené Ludovic. Un enlèvement en plein jour en quelques secondes. On ne mérite pas ça. Que les ravisseurs nous contactent. J'aurais pas dû m'arrêter. J'aurais dû continuer. Mais le monsieur était trop gentil. Vous ressentez quoi aujourd'hui. Je culpabilise à mort. Je revois ses yeux. Il n'y a pas un jour sans que j'y pense. Où est Ludovic aujourd'hui ? La famille n'a jamais cessé de se battre. Ils ont rendez-vous avec leurs avocats pour découvrir les dernières auditions réalisées par les gendarmes. On est tous comptables de cette histoire auprès de vous, même si elle a trente ans. Des pistes explorées qui n'ont jamais abouti. 30 ans d'espoirs déçus pour la maman. On aimerait avoir une fin à cette histoire. C'est lourd en fin de compte. J'ai l'impression que c'est pire qu'un cancer. Quand vous avez un cancer, vous essayez de guérir, là vous ne guérissez pas, vous attendez, mais quoi ? Alors on meurt à petit feu. Je suis certain qu'il y a des gens qui l'ont vu. Un enfant ne disparaît pas comme ça, au bout de 30 ans je pense qu'on peut parler quand même. Pour le reconnaître un jour, le visage de Ludovic a été vieilli. Une cellule d'enquête est en veille, la prescription ne s'arrête pas aux enlèvements d'enfants. Jérôme, attend le point final, son traumatisme imprègne sa vie de famille. Il a 3 filles avec Florence, sa femme. Tout le monde est pervers, j'ai toujours peur pour mes filles. Je surveille tout, tout le temps, je suis même méchant avec elles. J'ai l'impression qu'il se refuse d'être heureux parce qu'il a privé son petit frère de ça. J'espère qu'il n'a pas enduré des sévices, je ne m'en remettrai pas. Si demain on me dit ça, ce serait le pire. Les jeunes femmes retrouvées à Cleveland, "un espoir immense" nous a t-il confié. Jérôme rêve d'un jour où il recroisera enfin le regard de son petit frère.

il se décrit comme un prédateur sexuel.

Cette affaire d'enlèvement d'enfant réveille de sombres souvenirs chez les familles touchées par un tel drame. Comment vivre sans savoir, sans connaître la vérité ? Cela fait 30 ans que Jérôme vit avec ce poids. Pour lui, impossible de sortir de cette culpabilité. Le 17 mars 1983, il a vu son frère se faire enlever sous ses yeux.

Il attend un signe de vie de son frère depuis 30 ans.

C'est les vêtements que Ludovic portait à 6 ans et demi.

Il aurait 36 ans aujourd'hui.

C'est un de ses jouets. Voilà tout ce qui me reste de mon petit frère.

Jérôme a été témoin de l'enlèvement de son frère. Ils étaient à 100 m de chez eux, à Saint-Martin-d'Hères en Isère. Un homme coiffé d'un casque de moto les a abordés.

4 jours après sa disparition, aucune nouvelle de Ludovic.

Le monsieur a dit, si tu cherches mon chien je t‘achète des bonbons. Moi qui aime les bonbons, je l'ai écouté.

Jérôme est parti de son côté. L'homme a emmené Ludovic. Un enlèvement en plein jour en quelques secondes.

On ne mérite pas ça. Que les ravisseurs nous contactent.

J'aurais pas dû m'arrêter. J'aurais dû continuer. Mais le monsieur était trop gentil.

Vous ressentez quoi aujourd'hui.

Je culpabilise à mort.

Je revois ses yeux. Il n'y a pas un jour sans que j'y pense.

Où est Ludovic aujourd'hui ? La famille n'a jamais cessé de se battre. Ils ont rendez-vous avec leurs avocats pour découvrir les dernières auditions réalisées par les gendarmes.

On est tous comptables de cette histoire auprès de vous, même si elle a trente ans.

Des pistes explorées qui n'ont jamais abouti. 30 ans d'espoirs déçus pour la maman.

On aimerait avoir une fin à cette histoire. C'est lourd en fin de compte. J'ai l'impression que c'est pire qu'un cancer. Quand vous avez un cancer, vous essayez de guérir, là vous ne guérissez pas, vous attendez, mais quoi ? Alors on meurt à petit feu.

Je suis certain qu'il y a des gens qui l'ont vu. Un enfant ne disparaît pas comme ça, au bout de 30 ans je pense qu'on peut parler quand même.

Pour le reconnaître un jour, le visage de Ludovic a été vieilli. Une cellule d'enquête est en veille, la prescription ne s'arrête pas aux enlèvements d'enfants. Jérôme, attend le point final, son traumatisme imprègne sa vie de famille. Il a 3 filles avec Florence, sa femme.

Tout le monde est pervers, j'ai toujours peur pour mes filles. Je surveille tout, tout le temps, je suis même méchant avec elles.

J'ai l'impression qu'il se refuse d'être heureux parce qu'il a privé son petit frère de ça.

J'espère qu'il n'a pas enduré des sévices, je ne m'en remettrai pas. Si demain on me dit ça, ce serait le pire.

Les jeunes femmes retrouvées à Cleveland, "un espoir immense" nous a t-il confié. Jérôme rêve d'un jour où il recroisera enfin le regard de son petit frère.

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