"Le siège est inconfortable mais avec un coussin, ça va", raconte Jean-Louis Debré, ancien président de l’Assemblée

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A l'occasion de l'ouverture de la XVe législature de la Ve République, Jean-Louis Debré a livré plusieurs anecdotes sur l'Assemblée, qu'il a présidée en 2002 et 2007.

Jean-Louis Debré a endossé le rôle de consultant de franceinfo, mardi 27 juin, pour commenter l’ouverture de la nouvelle législature au Palais-Bourbon. L'ancien président de l'Assemblée nationale a passé cinq ans, entre 2002 et 2007, au perchoir, l'appellation de l'emplacement du président. 

Une position dominante mais inconfortable

"Le perchoir c'est le siège de Lucien Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents durant le Directoire", rappelle Jean-Louis Debré. L'ancien occupant du fauteuil le décrit comme "imposant et dur", au point dit-il qu'on ne peut pas le tourner tout seul. "Il n'est pas confortable, mais en mettant un petit coussin dans le dos, ça va", a lancé Jean-Louis Debré. Il a raconté l'impression étrange d'être assis "au-dessus de tous les députés". "Vous dominez ces gens et vous voyez un spectacle assez fascinant de gens qui vont tout à coup éructer, se passionner." 

Des encouragements au nouveau président

Jean-Louis Debré a souhaité bon courage à François de Rugy, choisi par les députés La république en Marche (LREM), pour le perchoir. "Il a à l'extrême droite et à l'extrême gauche des gens qui ne sont pas là pour améliorer la loi mais pour faire du cinéma politique", selon l'ex-président de l'Assemblée. Comment gérer la situation ? "Par la fermeté sur l'application du règlement", a-il conseillé.

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Les conseils de Defferre transmis aux novices

De nombreux députés, novices en politique, vont siéger à l'Assemblée. Comment se faire remarquer et passer à la télévision ? Jean-Louis Debré livre les conseils que lui avait donnés Gaston Defferre, quand, élu rural, il est entré pour la première fois au Palais-Bourbon. "Ne cherche pas à te mettre près d'un héros de la politique, mais repère l'axe des caméras, et en tant qu'élu rural, ne poser des questions que l'hiver. Quand il fait beau les agriculteurs sont aux champs", lui avait dit le député de Marseille.

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