VIDEO. Marine Le Pen s'en prend "aux puissances de l'argent" et au "gouvernement des juges"

FRANCEINFO

La candidate FN à la présidentielle a tenu dimanche un meeting à Nantes.

Lors d'un meeting à Nantes, dimanche 26 février, Marine Le Pen a estimé que le chef de l'Etat devait être "insensible aux sirènes de l'argent, à la pression des puissants ou aux féodalités, notamment financières". La candidate du FN a attaqué sous cet angle un ancien président, Nicolas Sarkozy, et deux de ses adversaires à la présidentielle, François Fillon et Emmanuel Macron. Mais elle s'en est également prise au "gouvernement des juges" alors qu'elle est empêtrée dans diverses affaires judiciaires.

La députée européenne s'est ainsi interrogée "sur la nomination d'un ancien président de la république [Nicolas Sarkozy] au conseil d'administration d'un grand groupe hôtelier détenu en partie par le Qatar". Elle a enchaîné sur François Fillon. "On est en droit de se demander comment l'un des candidats peut se présenter à cette élection présidentielle avec une quelconque crédibilité quand il affiche sans douter de rien ses liens avec le lobby des mutuelles au point de vouloir faire de monsieur de Castries son ministre de l'Economie qui serait en charge de la privatisation de la sécurité sociale."

Les "mécènes inconnus" d'Emmanuel Macron

Elle a aussi épinglé l'ancien banquier d'affaires Emmanuel Macron et ses "mécènes inconnus", estimant que Patrick Drahi (dont le groupe possède plusieurs médias, notamment L'Express, Libération et BFM) soutenait ouvertement l'ancien ministre de l'Economie pour des services rendus dans le passé à SFR.

Marine Le Pen a également affirmé que les magistrats n'étaient "pas là" pour "contrecarrer la volonté du peuple", alors qu'elle et son parti sont mis en cause dans diverses affaires judiciaires. "L'Etat de droit est le contraire du gouvernement des juges", a-t-elle déclaré. La pression judiciaire s'accentue autour de Marine Le Pen, en tête dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle : l'un de ses proches, Frédéric Chatillon, a été mis en examen dans une des enquêtes sur le financement des campagnes électorales du Front national, une information révélée samedi.

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