VIDEO. Journalistes refusés par le FN : "Ce sont des militants acharnés", justifie un membre de la campagne de Marine Le Pen

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, a expliqué, dimanche, que les journalistes écartés de la soirée électorale du FN, l'étaient car ce sont "des militants acharnés contre le FN". Jusque là, le parti invoquait un problème de places. 

Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, a déclaré, dimanche 7 mars sur franceinfo que la quinzaine de médias, interdits d'assister à la soirée électorale du Front national pour le second tour de l'élection présidentielle"ont un point commun, ce sont des militants acharnés contre le Front national. […] Ce soir, on a envie d’être entre nous".

Les propos du conseiller régional des Hauts-de-France tranchent avec les explications données jusque-là par le Front national. "Dans le cadre d'un nombre de places limité, et pour des raisons de sécurité, il est bien évident que sont privilégiés ceux qui ont le plus d'audience", a affirmé à l'AFP David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen.

Une quinzaine de médias, dont les sites d'information en ligne Buzzfeed, Mediapart, Les Jours, Rue89, StreetPress, Politico, Bondy Blog, Explicite, Brut, Konbini, mais aussi l'hebdomadaire Politis ou l'émission Quotidien, ont dénoncé dimanche une "interdiction" d'assister à la soirée électorale FN au Chalet du Lac, dans le Bois de Vincennes, à Paris, entraînant un "boycott" par "solidarité" de Libération, Le Monde, L'Humanité, Les Inrocks et L'Obs. Le parti de Marine Le Pen a évoqué un "manque de place".