Présidentielle: Qui dit quoi sur l’immigration ?

Vous vous demandez s’il y a de grosses différences entre les candidats à la présidentielle ? Sur l’immigration, en tout cas, c’est le cas.

L’immigration est une thématique qui divise beaucoup. Depuis le lancement de la campagne présidentielle, les différents candidats ont eu l’occasion d’exprimer leurs dissensions. Nathalie Artaud s’est exprimée favorablement à l’accueil des migrants lors d’un meeting le 3 octobre 2016. « Accueillons les migrants à bras ouverts, ils ont leur place dans le combat qui est le nôtre : changer ce monde de plus en plus inhumain. »

Assez proche de ces idées, Philippe Poutou a dit, le 22 février 2017 : « On est pour l’accueil de tous les migrants, on pense qu’il y a largement les moyens d’accueillir décemment les migrants que ce soit du logement ou même du boulot. »

De même, Benoît Hamon, le 16 janvier 2017 a lancé : « Il y a un choix politique qui a été fait : celui de ne pas accueillir, pas beaucoup accueillir, pas accueillir autant que nous le pourrions, pas autant que nous le devrions. »

À gauche toujours, Jean-Luc Mélenchon s’est aussi positionné favorablement quant à l’accueil des migrants. Le 13 mars 2017, il a lancé : « Le premier devoir est de tarir le flux et nous devons avoir comme mot d'ordre: chacun doit pouvoir vivre dans son pays, et cela est valable en Corrèze comme au Zambèze. »

Pour sa part Emmanuel Macron a dit sur RTL, le 1er décembre 2016 : « Économiquement, socialement et sur le principe, l’immigration est une chance pour quelque pays que ce soit. »

La droite moins encline à l’accueil

À droite aussi, le débat est plutôt tranché. Nicolas Dupont-Aignan, le 20 février a dit : « Je crois à la République, et la République exige de contrôler nos frontières, de savoir qui entre. Vous avez une porte à votre maison ? »

Marine Le Pen s’inscrit-elle aussi dans cette pensée. Le 9 mars, elle a lancé : « L’immigration, c’est un énorme problème pour les Français, c’est un immense problème pour la laïcité, c’est un problème pour la sécurité. »

François Fillon a, pour sa part, dit le 11 janvier : « la France doit non seulement lutter contre l’immigration illégale, mais elle doit aussi réduire son immigration légale au strict minimum. »

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