Présidentielle : Manuel Valls appelle ses soutiens à rester "ensemble" au PS

Manuel Valls et Benoit Hamon lors du second tour de la primaire de la gauche à Paris, le 29 janvier 2017.
Manuel Valls et Benoit Hamon lors du second tour de la primaire de la gauche à Paris, le 29 janvier 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Manuel Valls a découragé ses proches à "aller voir ailleurs", faisant une allusion claire à Emmanuel Macron.

Deux jours après sa défaite à la primaire de la gauche, l'ancien Premier ministre a rassemblé ses troupes.  Manuel Valls a enjoint ses soutiens réunis à Paris à rester "ensemble" et à ne pas aller "ailleurs", mardi 31 janvier, en vue de l'élection présidentielle. Cet appel de l'ex-chef du gouvernement apparaîtra bienvenu à l'état-major socialiste qui bataille pour éviter un exode vers Emmanuel Macron, après la victoire de l'aile gauche et de Benoît Hamon à la primaire.

"A la place qui est la mienne, et conscient du recul que je dois prendre, je vous en conjure: il faut rester ensemble", a dit l'ancien Premier ministre devant environ 250 proches réunis à huis clos à la Maison de la Chimie. "Vous ne serez pas forcément bien accueillis ailleurs, surtout si vous êtes divisés", a-t-il plaidé, selon des propos rapportés par des participants.

"Une défaite ça peut rendre fort"

Devant ses troupes, Manuel Valls a déploré le manque de soutien du reste de l'exécutif et de "ceux qui étaient en situation de le faire" pour défendre le bilan du quinquennat. "L'action du quinquennat a été abîmée par un débat au coeur de la famille socialiste, et à la fin ça pèse lourd dans l'opinion. Au final j'ai été le seul à assumer notre action", a-t-il lâché, toujours selon des propos rapportés.

"Je n'ai aucun regret. Il fallait mener cette bataille. Je n'aurais pas pu être spectateur de ce débat", a-t-il poursuivi. Par ailleurs, il s'est dit "très inquiet" de la situation politique française, avec "un président de la République qui ne se représente pas, un Premier ministre battu, et un candidat de droite brillamment élu qui est aujourd'hui en grande difficulté".

"Une défaite, un échec ça peut rendre fort. Eh bien c'est le cas, ça me rend plus fort. Je vais prendre du recul, un recul nécessaire, mais je ne laisserai pas faire n'importe quoi.", a conclu le député de l'Essonne, excluant ainsi un retrait de la vie politique.

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