Présidentielle : cinq choses à savoir sur Catherine Barbaroux, la nouvelle présidente d'En marche !

Catherine Barbaroux, le 8 mai 2017 à Paris, après son arrivée à la présidence par intérim d\'En marche !.
Catherine Barbaroux, le 8 mai 2017 à Paris, après son arrivée à la présidence par intérim d'En marche !. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Celle qui succède à Emmanuel Macron était juqu'à présent une responsable discrète, inconnue du grand public et des médias.

Elle est l'un de ces nouveaux visages qu'Emmanuel Macron veut installer dans le paysage politique hexagonal. Catherine Barbaroux a été nommée présidente par intérim d'En marche ! par le conseil d'administration du mouvement, lundi 8 mai. Franceinfo vous présente la femme qui remplacera Emmanuel Macron, appelé à de plus hautes responsabilités après son élection à la présidence de la République.

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Une discrète militante de gauche 

A 68 ans, Catherine Barbaroux n'a jamais eu aucun mandat électif. Elle s'est pourtant engagée en politique il y a plus de quarante ans, alors qu'elle était encore étudiante à Sciences Po Paris. Et cette "fille d'immigrés espagnols engagés à gauche", "issue d'un milieu modeste", comme la décrit Le Figaro, a, elle aussi, choisi la gauche, perpétuant ainsi une tradition familiale. "J’ai participé à la première campagne de François Mitterrand en 1974. J’étais alors en 3e cycle à l’Institut d’études politiques de Paris", confiait-elle à L'Obs, fin mars. 

Un temps au Mouvement des radicaux de gauche (MRG), l'ancêtre du Parti radical de gauche (PRG), Catherine Barbaroux était membre de la Haute autorité de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012, rapporte Le Figaro"J'ai d'abord pensé rejoindre La belle alliance populaire. Mais vous avez vu que ça n'a pas vraiment marché", glissait-elle dans L'Obs, à propos de la primaire organisé par le PS et ses alliés pour la présidentielle de 2017.

"Oui, je suis l’aile gauche d’En marche !, revendique-t-elle. Certains disent en effet 'la caution de gauche'. Je ne me renie pas. J’ai toujours été en accord avec la gauche et je me sens fidèle à mon engagement."

Catherine Barbaroux, le 8 mai 2017 à Paris, lors d\'une conférence de presse au siège d\'En marche.
Catherine Barbaroux, le 8 mai 2017 à Paris, lors d'une conférence de presse au siège d'En marche. (CHARLES PLATIAU / AFP)

Une habituée des cabinets ministériels

Catherine Barbaroux connaît bien l'exercice du pouvoir pour avoir fréquenté les hautes sphères de l'Etat, sous des gouvernements de gauche comme de droite. Entre 1981 et 1986, à l'époque des gouvernements de Pierre Mauroy et Laurent Fabius, elle a travaillé au cabinet du ministère de l'Environnement, puis du ministère du Commerce. Elle a également été déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail de Martine Aubry, puis d'Elisabeth Guigou, de François Fillon et de Jean-Louis Borloo, entre 1997 et 2005.

Elle a fait des allers-retours dans le privé

Catherine Barbaroux a également travaillé dans le privé. Dans les années 1980 et 1990, elle a été directrice des ressources humaines de Prisunic et du groupe Pinault-Printemps-Redoute. Après avoir pris sa retraite en 2010, précise L'Obs, elle a présidé l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique), pionnière dans le microcrédit, entre 2011 et 2016.

Elle a rencontré Emmanuel Macron en 2015

Catherine Barbaroux a rencontré Emmanuel Macron à Bercy, quand il était encore ministre de l'Economie. Elle lui avait alors remis un rapport sur la levée des freins à l'entrepreneuriat individuel, rappelle l'AFP. Lorsque le ministre a décidé de se lancer dans la bataille de la présidentielle, elle a rapidement intégré le premier cercle du candidat, jusqu'à devenir déléguée nationale d'En marche !.

Elle n'a pas l'intention de durer

"J'ai fait déléguée pour préparer un renouvellement de génération. Je pensais que l'affaire pour moi s'arrêterait hier soir" après l'élection à la présidence d'Emmanuel Macron, a plaisanté Catherine Barbaroux, lundi. "Et finalement ça va durer un peu plus longtemps avec cette présidence par intérim. Mais je le fais au nom de la même continuité, pour laisser une maison en ordre, trouver une forme de parti politique qui puisse correspondre à cette énergie citoyenne qu'on a trouvée dans le mouvement", a-t-elle poursuivi.

"On sait que c'est difficile : en devenant le parti du président, il y a le risque de devenir le parti godillot. Nous ce qu'on veut c'est garder la vitalité qui a porté le programme d'Emmanuel Macron", a assuré la nouvelle patronne d'En marche !, en promettant qu'elle ne se porterait pas candidate à la présidence permanente du parti.