Présidentielle : Cazeneuve met en garde contre un vote Le Pen, Fillon ou Mélenchon

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve, le 12 avril 2017 à la sortie du Conseil des ministres au palais de l\'Elysée à Paris.
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve, le 12 avril 2017 à la sortie du Conseil des ministres au palais de l'Elysée à Paris. (GABRIEL BOUYS / AFP)

A quelques jours du premier tour, le Premier ministre a diffusé un long message sur Twitter à l'attention des électeurs.

"Face au populisme et à l'outrance, soyons à la hauteur de l'enjeu de cette élection." Tel est l'appel lancé aux électeurs par le Premier ministre, à moins d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. Bernard Cazeneuve y lance une mise en garde sur les propositions promettant "un basculement" sur l'Europe, l'économie, la sécurité ou la diplomatie. Et le chef du gouvernement de citer Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Il a diffusé son long message sur son compte Twitter mardi 18 avril. 

"Quatre points décisifs" : "l'Europe, l'économie, la sécurité, la diplomatie"

Dans son message, le Premier ministre déplore une campagne "hors norme, souvent décevante, au cours de laquelle la situation judiciaire des uns, les outrances, la faconde ou les saillies des autres, ont finalement pris le pas sur le débat". Bernard Cazeneuve attire l'attention des électeurs sur "quatre points décisifs" : "l'Europe, l'économie, la sécurité, la diplomatie".

Sur l'Europe, il pointe Marine Le Pen qui "a pour objectif immédiat la sortie de l'euro" et Jean-Luc Mélenchon qui "affirme vouloir sortir des traités européens". Il vise aussi la candidate du FN et celui de La France insoumise sur l'économie, en dénonçant les hausses massives de dépense publique qu'ils promettent. François Fillon n'est pas épargné, parce qu'"il propose de diminuer de 100 milliards d'euros la dépense publique".

Marine Le Pen et François Fillon sont également visés sur la crédibilité de leurs propositions en matière de sécurité. Sur les questions diplomatiques, le Premier ministre voit chez les candidats un "même mélange de fascination à l'égard de l'autocratie, de complaisance à l'égard du régime syrien".

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