Présidentielle 2017 : on prend les mêmes qu'en 2012 et on recommence ?

Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou (montage photo).
Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou (montage photo). (DSK / AFP)

Jacques Cheminade, Philippe Poutou et d'autres ont déjà annoncé leur candidature.

Le casting de l'élection présidentielle de 2017 commence à prendre forme. Jacques Cheminade, 74 ans, a annoncé sur France 2, lundi 4 avril, sa candidature à la prochaine course à l'Elysée. Ce n'est pas le premier à être sorti du bois. Francetv info revient sur les candidats déjà connus et ceux qui pourraient l'être.

Ils étaient candidats en 2012, ils sont déjà en campagne

Jacques Cheminade. Diplômé de HEC, énarque, ancien attaché commercial à l'ambassade de France à New York, il condamne désormais "l'oligarchie des incapables". Il avait déjà été candidat en 1995 (il avait obtenu 0,28% des voix) et en 2012 (0,25% des suffrages).

Philippe Poutou. Le syndicaliste et ouvrier d'une usine Ford est à nouveau candidat sous la bannière du Nouveau parti anticapitaliste, la formation d'Olivier Besancenot. Sa désignation a été annoncée le 20 mars dans une déclaration votée "à plus de 95%", selon le parti. Il avait recueilli 1,15% des voix au premier tour de l'élection en 2012.

Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France a annoncé sa candidature le 15 mars au JT de 20 heures de TF1. "Depuis des années, une minorité gouverne contre la majorité silencieuse des Français", a dénoncé celui qui était déjà candidat à la présidentielle 2012, où il était arrivé en septième position avec 1,8% des voix.

Nathalie Arthaud. Le Congrès annuel de Lutte ouvrière a validé la candidature de Nathalie Arthaud à la présidentielle de 2017. La porte-parole du parti, déjà candidate en 2012, a annoncé sur Twitter, le 14 mars, qu'elle se présentait "pour faire entendre le camp des travailleurs". Elle avait obtenu 0,56% des voix au premier tour.

Jean-Luc Mélenchon. Celui qui réclame le droit de parler "cru et dru", et qui dit vouloir "incarner la France insoumise et fière de l'être"a fait son annonce le 10 février sur TF1. Candidat du Front de gauche en 2012, le cofondateur du Parti de gauche avait recueilli 11,13% des suffrages au premier tour.

Marine Le Pen. La présidente du Front national a affirmé, le 8 février, sur TF1, qu'elle était candidate à la présidentielle de 2017 pour "une France apaisée". Elle avait obtenu 17,9% des voix lors du premier tour de 2012.

Ils étaient candidats en 2012 et pourraient être de nouveau en lice

Nicolas Sarkozy ? Les candidats se bousculent pour la primaire à droite. Parmi eux, on compte déjà Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Nadine Morano, Jean-Frédéric Poisson ou encore Geoffroy Didier. Nicolas Sarkozy, président des Républicains, ne s'est pas encore déclaré, mais il est très probable qu'il le fasse en septembre.

Certaines déclarations ne laissent guère place au doute. "J'ai voté pour vous en 2007 avec enthousiasme. Et en 2012 par devoir…, a lancé un chef d'entreprise à l'ancien chef de l'Etat en mars, rapporte Le LabIl va falloir que je me rattrape pour la troisième fois !", a-t-il alors répondu.

François Hollande ? Officiellement, la question est toujours posée : l'actuel locataire de l'Elysée est-il le candidat naturel de la gauche pour 2017, ou va-t-il devoir passer par une primaire à gauche ? En coulisses, pourtant, François Hollande s'active déjà. Selon Le Journal du dimanche, il a tenu, samedi 2 avril, son premier séminaire de campagne électorale à l'Elysée.

Ils n'étaient pas candidats en 2012

Jean Lassalle. Le député des Pyrénées-Atlantiques, qui a fait un tour de France à pieda annoncé sa candidature le 17 mars. L'élu MoDem, autrefois proche de François Bayrou, estime que "le peuple se sent déjà largement dépossédé de ses capacités de choix".

Alain Juppé. Pour l'instant, le maire de Bordeaux n'est qu'un candidat de la primaire à droite parmi d'autres. Mais les sondages ne cessent de donner l'ancien Premier ministre favori depuis de nombreux mois. Selon un sondage publié en janvier, s'il remportait la primaire, il ferait gagner la droite en 2017.

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