"Combatif et déterminé", Hollande tente de remobiliser les députés PS

François Hollande aux Assises de l\'économie de la mer à La Rochelle (Charente-Maritime), mardi 8 novembre 2016.
François Hollande aux Assises de l'économie de la mer à La Rochelle (Charente-Maritime), mardi 8 novembre 2016. (XAVIER LEOTY / AFP)

Le président de la République s'est invité mardi soir à un apéritif organisé par son lieutenant Stéphane Le Foll au ministère de l'Agriculture.

Mais non, tout n'est pas perdu. C'est, en substance, le message délivré mardi 8 novembre au soir par François Hollande lors d'un apéritif réunissant une centaine de députés socialistes au ministère de l'Agriculture, à Paris.

Le chef de l'Etat s'est invité à l'évènement, organisé par son fidèle lieutenant Stéphane Le Foll pour assurer que la gauche de gouvernement n'en avait "pas terminé", ont rapporté des participants.

"Nous avons un projet"

"Soyez fiers de ce que vous avez fait. Défendez-le car c'est l'intérêt de la France. C'est cela qui va nous permettre de proposer un projet d'investissement dans l'avenir aux Français", a ainsi lancé François Hollande, selon le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux.

Se disant "lucide sur la dispersion de la gauche", le chef de l'Etat a ajouté que son camp n'en avait "pas terminé", selon un convive.

Nous avons rééquilibré, mis les bases, fait avancer la France. Et on devrait s'arrêter là ? Non, nous ne sommes pas uniquement sur un bilan, nous avons un projet.François Hollandedevant les députés socialistes

"Je me bats. Tout cela est plus grand que nous", a-t-il aussi affirmé durant son intervention, qui aura duré environ 25 minutes.

Une candidature qui ne fait "pas grand doute"

Interrogé par l'AFP, Bruno Le Roux a ajouté que le président n'avait pas évoqué une éventuelle candidature à la présidentielle, mais que "tout dans son intervention était volontaire, donc ça ne faisait pas grand doute". Ses paroles "ne laissent aucune ambiguïté quant à sa volonté de prolonger le combat", a jugé de son côté Sébastien Denaja.

Il a dénoncé à droite "le revenant et le passe-muraille" dans une allusion à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, mais surtout un "programme commun" ayant "tout de punitif", ainsi qu'une extrême droite au discours à déconstruire, sinon "elle progressera".

Il manque une "nécessaire autocritique"

"On a retrouvé un François Hollande combatif, aux accents de 2012", a vanté Olivier Faure, un des porte-parole du PS. Razzy Hammadi a de son côté parlé d'un François "Hollande combatif, déterminé, lucide sur l'état du pays, et de la gauche".

"Ceux qui doutaient sont repartis ragaillardis. Ceux qui voulaient voir s'il y avait encore un pouls ont constaté que le cœur battait encore à un bon rythme", a estimé un élu légitimiste, jugeant toutefois qu'il manquait "une nécessaire dimension d'autocritique".

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