Colère, fous rires, fatigue… Vis ma vie d'électeur pendant cette longue campagne présidentielle, en gifs

Des partisans d\'Emmanuel Macron fêtent la victoire de leur candidat au second tour de l\'élection présidentielle, le 7 mai 2017 à Paris.
Des partisans d'Emmanuel Macron fêtent la victoire de leur candidat au second tour de l'élection présidentielle, le 7 mai 2017 à Paris. (LAURENT CIPRIANI / AP / SIPA)

Multiples rebondissements et coups d'éclat ont bouleversé la vie politique française et joué avec les émotions des électeurs pendant cette campagne présidentielle.

La victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, dimanche 7 mai, sonne la fin d'une longue campagne. Trop longue ? Fatigante du moins, pour les candidats bien sûr, mais aussi pour les électeurs de tous bords. Ces derniers mois, les rebondissements, les affaires, les coups d'éclat n'ont pas seulement bouleversé la vie politique française, ils ont aussi malmené les émotions des Français.

Franceinfo s'est glissé dans la peau d'un électeur pour se repasser le film de la campagne, à travers ses émotions.

Un sacré suspense

Ça y est, la présidentielle, la campagne, tout ça, c'est enfin fini ! Et ça, c'est moi. Sou-la-gé de voir cette interminable campagne s'achever.

Quand je repense à ces longs mois, quand même… C'était fou, non ?

A partir du moment où François Hollande a décidé de ne pas se présenter, je me suis dit qu'il y aurait un sacré suspense. Je n'ai pas été déçu.

Je ne sais pas vous, mais moi, je n'ai pas vu venir la victoire de François Fillon à la primaire de la droite.

Je n'avais pas imaginé non plus que Benoît Hamon gagnerait la primaire de la gauche.

Du rire à la colère

Cette campagne pleine de surprises nous a aussi offert de beaux moments de rigolade (et de malaise). Merci Jean Lassalle.

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Je ne pensais pas que la politique pourrait m'amuser autant.

Les hologrammes de Jean-Luc Mélenchon, c'était marrant aussi. Avouez, vous aussi, vous étiez contents de le voir apparaître en claquant des doigts.

Parfois, je me suis demandé si les candidats à la présidentielle étaient bien sérieux, tout de même. Comme quand ils ont essayé de s'adresser aux jeunes électeurs.

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Les filtres de Snapchat étaient-ils vraiment nécessaires ?

A d'autres moments, j'ai quand même été très en colère, et même dégoûté. Cette campagne ne m'a pas tellement aidé à y voir plus clair dans les programmes.

Confusion et indécision

Et face aux enquêtes judiciaires qui visaient François Fillon et Marine Le Pen, je me suis même demandé si l'élection aurait lieu.

Le "Grand débat" du premier tour a beaucoup trop ressemblé à un concours de punchlines pour éclaircir mes idées.

Ce débat a surtout rendu Philippe Poutou vraiment célèbre. Il faut dire qu'il s'est distingué par son style et son franc-parler, face à François Fillon et Marine Le Pen.

En fait, après ça, j'étais toujours tellement indécis que j'ai vraiment envisagé de m'abstenir au premier tour.

C'était si difficile d'y voir clair. Onze candidats, onze programmes, quelle cacophonie ! Emmanuel Macron, par exemple, je me suis demandé s'il avait vraiment un programme

Je me suis aussi demandé s'il comprenait ce qu'il disait lui-même, tellement son langage est compliqué à décrypter.

Et puis jusque dans les dernières semaines, il y a eu des retournements de situation. La fulgurante remontée de Jean-Luc Mélenchon, la chute de Benoît Hamon

Dans les derniers jours, Macron, Le Pen, Mélenchon et Fillon faisaient la course en tête des sondages, avec quelques petits points d'écart. A 19h59, dimanche 23 avril, j'étais donc un peu nerveux.

Finalement, la qualification d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce n'était pas une grande surprise. Tout ça pour ça.

Violence pour tous

Non, ce qui a été surprenant, en revanche, c'est la violence de l'entre-deux-tours. Tout le monde a pris cher. Les journalistes, par exemple.

Et je ne vous raconte même pas la façon dont mes amis et ma famille se sont étripés à propos du second tour.

Il y avait toujours quelqu'un pour faire une leçon de morale aux abstentionnistes, qui ne se retrouvaient dans aucun des deux prétendants à l'Elysée.

Même entre les candidats, c'est devenu très violent. Le débat qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Le Pen a carrément viré au pugilat.

Autant dire que vendredi, quand la campagne a été officiellement terminée, j'étais épuisé.

Et dimanche soir, en attendant les résultats, je n'étais pas très serein.

Finalement, ceux qui avaient voté Le Pen ont dû être déçus.

Et ceux qui avaient voté Macron devaient être plutôt contents.

J'espère au moins que mes copains vont faire la paix, maintenant que tout ça est terminé.

Comment ça, c'est pas terminé ? Ah oui, il reste les élections législatives en juin.

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