A un mois de l'élection présidentielle, François Hollande cible à nouveau le "populisme"

François Hollande donne une conférence de presse à Singapour, le 27 mars 2017.
François Hollande donne une conférence de presse à Singapour, le 27 mars 2017. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Le président de la République est en déplacement à Singapour. Il s'agit du dernier voyage d'Etat de son quinquennat. Il a pointé du doigt l'extrêmisme.

C'est la dernière mission de son mandat. François Hollande veut "éviter que le populisme, le nationalisme, l'extrémisme ne puissent l'emporter" dans le monde et particulièrement en France, a annoncé le chef de l'Etat devant la "Conférence de Singapour" , lundi 27 mars, lors de la dernière grande tournée internationale de son mandat.

"Le refus (du populisme), ce n'est pas une mission qui est simplement celle du président de la République, c'est une affaire de citoyens, une affaire de responsables qui, à un moment ou un autre, doivent élever la voix", a souligné le président de la République sortant.

"La tentation du repli sur soi"

"Par ailleurs, pour les activités privées, je n'en avais pas avant, je n'en ai pas eu pendant (ma présidence), je vous l'assure, et je n'en aurai pas après", a-t-il répondu à une question d'un jeune patron français qui faisait allusion à Nicolas Sarkozy, entré au Conseil d'administration du groupe Accor. "Pour ce qui me concerne, je continuerai à parler autant que nécessaire et à faire en sorte que ce que j'ai fait comme président puisse avoir une suite", a-t-il enchaîné sans plus de précisions, évoquant son action à l'égard de l'Asie, de l'Afrique, du Moyen-Orient et "bien sûr" aussi de l'Europe.

Pour François Hollande, on ne peut pas "juger une présidence" immédiatement après son terme alors qu'on ne "sait ce qu'elle a pu avoir comme conséquences que bien après". "Mais pour qu'on puisse vraiment le savoir, je veillerai à en parler directement et autant que nécessaire", a-t-il ajouté avant de plaisanter : "C'est mieux que je le fasse moi-même (plutôt) que d'autres le fassent à ma place".

Evoquant la situation internationale et l'élection de son homologue américain Donald Trump, il a de nouveau mis en garde contre "la tentation du repli sur soi", prônant au contraire le "multilatéralisme" et une "mondialisation régulée".

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