Municipales : Benjamin Griveaux renonce à la bataille de Paris

Benjamin Griveaux a annoncé vendredi 14 février le retrait de sa candidature en vue des municipales à Paris, après la diffusion sur internet de vidéos à caractère sexuel qui lui sont attribuées. L'ancien porte-parole du gouvernement adoubé par Emmanuel Macron dénonce des "attaques ignobles".

Tôt vendredi 14 février au matin, Benjamin Griveaux a pris la parole depuis son QG de campagne, la mine défaite. Il annonce le retrait de sa candidature, évoquant la divulgation de vidéos à caractère sexuel mettant en cause sa "vie privée". Un séisme politique qui est allé très vite. Jeudi, des messages circulent sur les réseaux sociaux. Ils relaient des conversations et des vidéos à caractère sexuel entre le candidat LREM et une femme. Le matin même, Benjamin Griveaux présentait son projet, entouré de ses colistiers, prêt à conquérir la mairie de Paris. À la mi-journée, l'information gagne les rédactions des principaux médias, et du côté de la majorité, l'inquiétude grandit. Benjamin Griveaux contacte par téléphone Emmanuel Macron, dont il est proche, alors en déplacement à Chamonix (Haute-Savoie).

Qui pour le remplacer ?

Aux alentours de 20 heures, jeudi soir, le candidat appelle l'Agence France Presse et BFM Paris. Il veut enregistrer une allocution le lendemain à son QG, sans en préciser la nature. En début de soirée, ses colistiers reçoivent un SMS les conviant à se rendre au QG du candidat vendredi matin, à 9 heures. Le rendez-vous est donné. C'est à ce moment-là que ses colistiers apprennent que leur chef de file renonce. Vendredi après-midi, les cadres de La République en marche se sont rencontrés au siège du parti pour tenter de lui trouver un remplaçant. À un mois des municipales, le parti présidentiel est toujours sans candidat pour la mairie de Paris.

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