Municipales 2020 : élu à Bordeaux, l'écologiste Pierre Hurmic n'y a pas "cru tout de suite" et n'a pas été félicité par Alain Juppé

Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeaux, le 28 juin 2020.
Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeaux, le 28 juin 2020. (LAURENT THEILLET / MAXPPP)

Le nouveau maire écologiste a mis fin à plus de 70 ans de règne de la droite à Bordeaux.

"Je n'y ai pas cru tout de suite", a déclaré lundi 29 juin sur franceinfo Pierre Hurmic, nouveau maire EELV de Bordeaux, après sa victoire au second tour alors que la droite régnait sans partage depuis 1947. Il a obtenu 46,48 % des voix, devant Nicolas Florian, le dauphin d'Alain Juppé (LR-Modem-LREM), qui a recueilli 44,12 % des voix. Philippe Poutou (NPA-LFI) obtient 9,39 % des voix.

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L'ancien Premier ministre et ancien maire de Bordeaux n'a pas appelé Pierre Hurmic pour le féliciter. "Il a quitté la ville de Bordeaux et la mairie où il a passé la soirée en disant qu'il était d'une grande tristesse, rapporte le nouveau maire qui ajoute ne pas avoir reçu de "message personnel d'Alain Juppé."

Il y a quelques années Alain Juppé avait proposé à Pierre Hurmic "d'entrer dans sa majorité. Je lui ai expliqué que je me battais pour des idées et pas pour des places et que nous ne nous entendrions pas", a expliqué Pierre Hurmic. "Je ne vois pas comment j'aurais pu faire un casting avec lui alors qu'il n'était pas enclin au partage du pouvoir. Donc, j'ai dit non à la surprise de beaucoup et je ne l'ai jamais regretté".

Pierre Hurmic dénonce une intervention d'Emmanuel Macron dans la campagne

Pierre Hurmic promet de geler les projets de programmes immobiliers et de réserver la moitié des aménagements aux piétons et aux cyclistes. "Le sens de l'histoire va faire la fin de la place de la voiture individuelle dans nos centres urbains. Ce n'est pas qu'un problème de pollution, c'est aussi un problème de partage de l'espace public", a-t-il expliqué.

La République en marche et Les Républicains se sont alliés dans plusieurs villes de France. Emmanuel Macron "s'est mêlé de ces élections et nous sommes un certain nombre à avoir mal vécu cet accord politique de dernière minute. Ces vieux appareils politiques ont essayé de nous barrer la route".

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