La justice annule l'élection du maire UMP d'Ajaccio

Le député UMP Laurent Marcangeli, le 1er février 2013 à l\'Assemblée nationale.
Le député UMP Laurent Marcangeli, le 1er février 2013 à l'Assemblée nationale. (MAXPPP)

Le tribunal administratif a constaté de nombreuses irrégularités dans des procurations.

Les habitants d'Ajaccio (Corse-du-Sud) pourraient devoir retourner dans l'isoloir. Le tribunal administratif de Bastia a annulé l'élection du maire UMP Laurent Marcangeli, jeudi 23 octobre, en raison de nombreuses irrégularités constatées dans des procurations effectuées entre les deux tours des municipales. Dans son communiqué, le tribunal assure avoir relevé qu'un "nombre significatif d'émargements était irrégulier".

Élu avec 281 voix d'avance, Laurent Marcangeli avait été accusé par son opposant, l'ancien maire Simon Renucci, de s'être imposé en se rendant coupable de fraude. C'est donc ce qu'a également jugé le tribunal administratif de Bastia.

Une "manœuvre" ayant "altéré la sincérité du scrutin"

Lors d'une audience le 16 octobre, le rapporteur public avait déjà mis en avant une "manœuvre" avec les procurations ayant "altéré la sincérité du scrutin". "Pour près d'une centaine d'électeurs, soit la signature apposée sur le formulaire de procuration est manifestement différente de celle qui a été apposée sur les listes d'émargement au premier tour du scrutin, ou lors de précédents scrutins, sans qu'aucune explication convaincante ne soit apportée", avait écrit le rapporteur public.

Laurent Marcangeli peut désormais introduire un recours au Conseil d'Etat. En l'absence d'un tel recours, une nouvelle élection sera organisée dans un délai de deux mois.

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