Municipales 2020 : le taux de participation au second tour était de 41,6%, annonce le ministère de l'Intérieur

Un femme est en train de voter pour les élections municipales à Marseille (Bouches-du-Rhône) dimanche 28 juin 2020.
Un femme est en train de voter pour les élections municipales à Marseille (Bouches-du-Rhône) dimanche 28 juin 2020. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Les électeurs se sont peu déplacés dimanche pour voter, en raison, notamment, du coronavirus.

Jean-Luc Mélenchon parle de "grève civique". Dimanche 28 juin, le patron de La France insoumise s'est inquiété de la forte abstention au second tour des municipales. Le taux de participation s'est élevé à 41,6%, en retrait d'environ trois points par rapport au premier tour, selon les chiffres définitifs diffusés lundi par le ministère de l'Intérieur. Au premier tour, le 15 mars, la participation s'était élevée à 44,66%, au début de l'épidémie de Covid-19 en France. Au second tour des municipales 2014, 62,13% des électeurs s'étaient déplacés pour voter.

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 Fin du suspense à Lille. "Nous n'allons pas demander de recomptage" des voix, a indiqué lundi 29 juin sur France Bleu Nord Stéphanie Bocquet, co-tête de la liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV), à Lille. La veille, Martine Aubry avait remporté les élections municipales dans la ville avec seulement 227 voix d'avance. "La déception de nos militants, de nos soutiens, ainsi que la mienne, est immense après une si belle campagne", a-t-elle aussi confessé.

 Déception pour LREM. Stanislas Guerini, le délégué général de La République en marche (LREM), a reconnu lundi la déroute de la majorité présidentielle. A Bordeaux, Strasbourg ou Lyon, LREM a échoué face aux écologistes. "Objectivement, on aurait voulu que ça se fasse plus vite, plus fort", a admis le chef du parti sur France Inter. "On doit apprendre et grandir de cela", a-t-il aussi ajouté.

Flou à Marseille. Arrivée en tête, Michèle Rubirola, candidate de l'union de la gauche, a reconnu dimanche soir n'avoir obtenu qu'une "majorité relative en sièges", dénonçant "un système électoral par secteur qui est un contresens démocratique". "C'est une victoire relative pour nous, mais c'est une défaite pour la droite. La droite n'est plus en mesure de gouverner cette ville", a-t-elle ajouté. De son côté, Martine Vassal, tête de liste des Républicains, a minimisé sa défaite. "Ce soir, je n'ai pas perdu. Ce soir, il n'y a pas de majorité à Marseille", a-t-elle estimé.

 Vague verte dans les grandes villes. Les écologistes ont remporté de grandes villes dimanche soir. "On a vu dans cette campagne une incroyable aspiration populaire à s'emparer de nouveau de sa vie", a réagi Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV)"Ce qui se passe (...) nous oblige à aller beaucoup plus loin dans l'écologie", a déclaré Julien Denormandie, le ministre de la Ville et du Logement.

Les Républicains puissants dans les villes moyennes. Les candidats du parti de droite sont arrivés largement en tête dans les communes de taille moyenne. Christian Jacob, président de LR, a affirmé que sa formation avait remporté la victoire dans "plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants". Si Les Républicains ont perdu Bordeaux, Nancy ou Perpignan, ils ont réussi à garder Nice ou encore Limoges.

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