"C'est complètement dingue ce qu'il s'est passé" : à Marseille, les militants écologistes exultent après leur succès surprise

La candidate écologiste Michèle Rubirola, après sa victoire au second tour des municipales à Marseille, devant sa permanence, le 28 juin 2020.
La candidate écologiste Michèle Rubirola, après sa victoire au second tour des municipales à Marseille, devant sa permanence, le 28 juin 2020. (VALLAURI NICOLAS / MAXPPP)

A Marseille, les électeurs qui ont soutenu la liste de l'écologiste Michèle Rubirola n'en reviennent pas d'avoir gagné un fief historique de Jean-Claude Gaudin lors du second tour des municipales. Militants et élus ont fêté leur victoire au Vieux-Port devant l'hôtel de ville.

L'union de la gauche du Printemps marseillais a remporté dimanche 28 juin le second tour des élections municipales, avec 38,28% des voix sur l'ensemble de la ville, contre 30,75% pour Les Républicains, et 20,30% pour le Rassemblement national. On ne connaît donc pas encore le nom du futur maire de Marseille. Il faudra attendre la fin de la semaine prochaine. C'est là que les conseillers municipaux élus dimanche soir voteront pour le ou probablement la successeur de Jean-Claude Gaudin. En attendant, les militants et élus du printemps marseillais ont profité de la nuit pour fêter leur victoire.

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Il est déjà tard au QG de campagne du Printemps marseillais quand les militants lâchent leurs premiers cris de joie. A la surprise générale, l'union de la gauche menée par Michèle Rubirola l'emporte au second tour des municipales dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille, 4e secteur de la ville et fief réputé pourtant imprenable du maire Jean-Claude Gaudin et de la droite. "Je n'arrive pas à réaliser, c'est impossible le 6e et le 8e à Marseille, c'est Gaudin !", exulte Maddy, une militante, qui a du mal à y croire. "C'est vraiment merveilleux".

La gauche bat donc Martine Vassal, la présidente Les Républicains de la métropole, mais la victoire est courte : seulement quatre des huit secteurs de la ville. "La victoire a été difficile, elle n'en est que plus belle", lance, presque essoufflée, Michèle Rubirola, tête d'affiche du Printemps marseillais. 

Même si elle ne nous offre qu'une majorité relative en sièges, c'est une victoire relative pour nous mais une défaite pour la droite. La droite n'est plus en mesure de gouverner cette ville !Michèle Rubiroladans son QG à Marseille

"Nous verrons bien les directions que prennent nos concurrents, les alliances qu'ils sont prêts à nouer", poursuit la candidate écologiste. "Mais je suis convaincue que la formidable énergie qui a porté le Printemps marseillais va nous permettre de trouver les solutions pour gouverner cette ville afin qu'elle soit plus juste, plus verte et plus démocratique. Ce soir, c'est le printemps en été !"

Michèle Rubirola se montre donc combative pour ce troisième tour où se joue le siège de maire. Les militants, eux, savourent la victoire. "On sent vraiment que Marseille veut changer et s'ouvrir au monde. Les électeurs marseillais ont pris le pas de dire 'maintenant, on tourne une page'", affirme une électrice. "C'est complètement dingue ce qu'il s'est passé. Soyons fous, faisons de la politique à Marseille !", clame un autre. Ensemble, élus et militants ont pris la direction du Vieux-Port, c'est là-bas qu'ils terminent la fête face à l'hôtel de ville, tout un symbole.

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