Bordeaux : le nouveau maire, Pierre Hurmic, pense aller "vers une interdiction" de la voiture

Le nouveau maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, devant l\'Hôtel de Ville de la commune, le 29 juin 2020.
Le nouveau maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, devant l'Hôtel de Ville de la commune, le 29 juin 2020. (NICOLAS TUCAT / AFP)

"Dans les aménagements urbains, 70% de la voirie est consacrée à la voiture, or elle représente 29% des déplacements dans Bordeaux", justifie l'élu d'Europe Ecologie-Les Verts.

"On va y aller calmement." L'écologiste Pierre Hurmic, élu nouveau maire de Bordeaux (Gironde) dimanche 28 juin, assure dans une interview à 20 Minutes qu'il pense "à terme", aller vers "une interdiction de la voiture", mais prévoit plusieurs mesures désincitatives dans l'intervalle. Exemple : mettre "tout le secteur intra-boulevard en 'zone 20', [où] le piéton et les cyclistes sont prioritaires" afin de "dégoûter progressivement l’automobiliste d’emprunter ces chaussées".

Je ne veux pas interdire la voiture (...) même si à terme je pense qu’on ira vers une interdiction.Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeauxà 20 Minutes

En cause, selon l'élu Europe Ecologie - Les Verts (EELV) : la nécessité de "rééquilibrer les choses""Dans les aménagements urbains, 70% de la voirie est consacrée à la voiture, or elle représente 29% des déplacements dans Bordeaux", détaille-t-il au quotidien. Parmi ses autres propositions relatives aux transports, le nouvel édile promet d'"augmenter" le nombre de pistes cyclables, en conservant celles créées en raison de l'épidémie de Covid-19. "Sur les boulevards, je propose une piste sur toute la longueur, pas par petits bouts. Il faut des pistes continues et sécurisées", assure-t-il.

Si la mesure risque de déplaire aux utilisateurs récurrents de la voiture, le nouveau maire fait également face à un deuxième front, après avoir réclamé le départ du président du club de football des Girondins de Bordeaux, Frédéric Longuépée, en conflit avec les supporters. Il s'agit d'une "ingérence totalement inacceptable", ont dénoncé mardi les syndicats Première Ligue et UCPF, qui représentent les clubs de Ligue 1 et Ligue 2. 

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