Vote obligatoire : une mesure nécessaire pour lutter contre l’abstention ?

Les élections législatives françaises ont été marquées par une forte abstention. Pour y remédier, certaines personnalités évoquent l’idée du vote obligatoire, une mesure déjà en vigueur dans plusieurs pays.

En France, à chaque élection, l’abstention est au centre des débats. Certains la défendent, tandis que d’autre fustige ceux qui ne se sont pas rendus jusqu’aux urnes.

Pour lutter contre ce phénomène, plusieurs pays ont alors décidé de contraindre leurs ressortissants en imposant le vote obligatoire. Si ces derniers ne votent pas, ils encourent une amende.

En Belgique par exemple, un abstentionniste encourt une amende de 25 à 50 euros. S’il récidive, l’amende s’élève cette fois-ci à 150 euros. En pratique, les abstentionnistes sont peu poursuivis mais le taux de participation avoisine toujours les 90%.

Au Luxembourg, les amendes sont plus onéreuses. Ne pas aller voter peut alors amener à une amende de 100 à 250 euros. Si la personne récidive, l’amende passe de 500 à 1000 euros.

Derryn Hinch, le résistant

L’Australie pratique aussi cette politique et punit d’une amende de 100 euros tous abstentionnistes. D’ailleurs, le pays affiche des taux de participation records. Pourtant, certains refusent de voter. C’est le cas de Derryn Hinch, un journaliste local, farouchement opposé au vote obligatoire, qui avoue n’avoir jamais voté.

"Je pense que le vote obligatoire n’est pas démocratique. C’est pourquoi je paye les amendes. Je crois que tu dois avoir le droit de voter, c’est un droit démocratique. Je dois aussi avoir le droit de ne pas voter", expliquait-il sur une radio de Melbourne, 3AW.

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