Municipales : faute de candidats, des maires contraints de se représenter

Dans de nombreux villages de France, la fonction de maire est de plus en plus difficile à exercer. Certains édiles doivent remettre le pied à l'étrier puisque personne ne veut prendre leur suite. 

À Berbiguières (Dordogne), comme à Cladèche (Dordogne), deux communes d'une centaine d'habitants, les maires sont contraints de se représenter en mars 2020. Ils pensaient enfin pouvoir raccrocher l'écharpe. Le maire de Berbiguières a effectué quatre mandats municipaux : deux en tant que premier adjoint, puis deux en tant que maire. "Je me suis dévoué. Je ne voulais pas y aller, mais on ne pouvait pas laisser la commune sans personne", explique-t-il aujourd'hui. La tâche est difficile, les maires des petites communes sont constamment sollicités.

Dilemme

Les maires se sentent pris au piège. À Cladèche, l'édile n'a d'autre choix que de rempiler. "Je ne comptais pas repartir, j'ai 74 ans. Cela m'amène à 80 ans", regrette le maire. Avec une baisse significative des aides de l'État, la fonction ne fait plus envie. Déjà, la question de la relève en 2026 se pose.

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