Législatives : si Les Républicains ne l'emportent pas, Alain Juppé ne sera pas dans "l'opposition frontale" à Emmanuel Macron

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, devant les affiches des deux candidats au second tour de l\'élection présidentielle, le 7 mai 2017 à Bordeaux.
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, devant les affiches des deux candidats au second tour de l'élection présidentielle, le 7 mai 2017 à Bordeaux. (MAXPPP)

Le maire de Bordeaux s'est dit ouvert à laisser les députés de La République en marche réussir certaines réformes.

Les Républicains et l'UDI, alliés pour les élections législatives, ne s'en cachent pas : ils espèrent obtenir une majorité à l'Assemblée nationale et forcer Emmanuel Macron à une cohabitation. Mais quelle stratégie adopter si la droite est minoritaire ? Alain Juppé a donné son avis, mardi 9 mai.

"Certains évoquent l'hypothèse d'une majorité absolue [LR et UDI] qui amènerait à une situation de cohabitation", a reconnu l'ancien Premier ministre, s'adressant aux journalistes avant le conseil municipal de Bordeaux. Mais "si tel n'était pas le cas, il faudrait évidemment que chacun prenne ses responsabilités", a estimé le candidat battu à la primaire de la droite. "Pour ma part, je ne suis pas dans l'état d'esprit d'une obstruction systématique et d'une opposition frontale."

"Il faudra que la France réussisse les réformes"

"Il faudra faire en sorte que la France réussisse les réformes dont elle a besoin", a ajouté Alain Juppé, suggérant que des députés LR pourraient ne pas s'opposer à certains textes portés par les députés de La République en marche.

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, le maire de Bordeaux avait appelé "sans hésiter" à voter pour le candidat d'En marche ! contre Marine Le Pen.