Ennui, devinettes et bavardages... Le "blues" des assesseurs en ce premier tour des législatives

Les assesseurs accueillent les électeurs à Marseille pour le premier tour des élections législatives, le 11 juin 2017.
Les assesseurs accueillent les électeurs à Marseille pour le premier tour des élections législatives, le 11 juin 2017. (MAXPPP)

Le taux de participation à midi était en forte baisse par rapport au premier tour des législatives de 2012.

La participation n'est pas très importante, en ce premier tour des élections législatives. A midi, seuls 19,24% des inscrits avaient voté, dimanche 11 juin. Un chiffre en baisse par rapport au premier tour du scrutin, en 2012, à la même heure. Et les plus touchés par cette faible participation ne sont autres que les assesseurs.

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De 8 heures à parfois 20 heures, ils attendent impatiemment les électeurs, qui arrivent au compte-gouttes. Pour s'occuper, certains parlent justement de leur expérience sur Twitter :

"C'est très calme, un peu long", explique à franceinfo Anaïs Vigneron, 28 ans, assesseur dans la 6e circonscription de l'Essonne. "Depuis ce matin, on ne voit pas grand monde. Mon bureau est l'un des plus important de la ville et sur 1 846 inscrits, on n'a que 466 votants à 14 heures", détaille Thibaut Mathieu, vice-président du 7e bureau de Versailles (Yvelines), qui ajoute avoir enregistré très peu de procurations. "Tout le monde se moque de ces élections et le beau temps n'arrange rien !"

Des rébus pour tuer le temps

"Les tâches sont répétitives, donc ce n'est pas très intéressant", regrette Juliette Daveau, 19 ans, venue aider pour le première fois à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine). Alors pour combler les calmes plats, les équipes des bureaux de vote s'occupent comme elles peuvent. "On échange avec les autres assesseurs, et puis on regarde un peu l'info sur internet", décrit Anaïs Vigneron. "Je parle avec mes collègues et je regarde les réseaux sociaux", raconte, elle aussi, Juliette Daveaux. 

Dans le bureau de Thibaut Mathieu, les activités sont plus festives. "Nous avons un jeu collectif sympa. On se fait des devinettes, des rébus", explique-t-il. Voici la dernière en date : "Le pape en a un, mais ne l'utilise pas. Le mari en a un, mais son épouse l'utilise aussi. Qui suis-je ?" Des religieuses venues voter n'ont pas su répondre "le nom de famille !", raconte en riant Thibaut Mathieu.

Une journée longue, mais pas de quoi décourager Anaïs Vigneron. C'est sa première fois en tant qu'assesseur et elle n'écarte pas une prochaine participation. "En espérant plus d'engouement pour de prochaines élections", s'amuse-t-elle.

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