Législatives 2022 : les négociations continuent en vue d'une union à gauche

Jean-Luc Mélenchon arrive au siège de son parti, où des réunions sur les prochaines élections législatives avec les représentants des partis se déroulent, le 29 avril 2022 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon arrive au siège de son parti, où des réunions sur les prochaines élections législatives avec les représentants des partis se déroulent, le 29 avril 2022 à Paris. (THOMAS COEX / AFP)

La délégation socialiste a suspendu les négociations vendredi, intimant à LFI de "rompre avec toute logique hégémonique et accepter la pluralité".

L'horloge tourne. Un accord entre La France insoumise et ses partenaires PS et EELV en vue des législatives semblait se dessiner vendredi à l'approche de la date butoir, mais la course d'obstacles n'est toujours pas terminée samedi 30 avril, notamment avec les socialistes qui ont suspendu leurs échanges.

Eric Coquerel a "bon espoir" que les négociations à gauche se concluent "ce week-end". Sur franceinfo, le député LFI de Seine-Saint-Denis a admis dans la matinée "des allers-retours" avec le PS, mais cet accord "ne peut pas se faire en deux réunions" selon lui. Accord qui repose quand même sur "le fait de partager une stratégie, celle de l'Union populaire, un programme, celui de l'Avenir en commun, même si on est capable de l'ajuster pour que chacun se sente bien".

Les socialistes intiment à LFI de "rompre avec toute logique hégémonique". Les discussions avaient repris vendredi matin au siège de LFI. Mais peu après la mi-journée, la délégation a suspendu les négociations, intimant à LFI de "rompre avec toute logique hégémonique et accepter la pluralité".

Emmanuel Macron ironise sur les tractations. En déplacement dans les Hautes-Pyrénées vendredi, Emmanuel Macron a ironisé sur ce rapprochement entre LFI et PS : "La question pour ou contre l'Europe, ce n'est pas rien. La carpe, ce n'est pas le lapin."

Fabien Roussel veut rempiler... Fabien Roussel a annoncé pour sa part qu'il serait candidat à sa réélection dans sa circonscription du Nord, plaidant de nouveau pour le rassemblement.

... pas Christian Jacob. Le président des Républicains Christian Jacob, élu député pour la première fois en 1995, ne sera pas candidat à sa succession lors des législatives de juin dans sa circonscription de Seine-et-Marne. L'intéressé l'a confirmé vendredi soir.

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